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Radiguet, Raymond
Estimate
10,000 - 15,000 EUR
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Description
- Radiguet, Raymond
- Cinq lettres autographes signées, 1916-1924 et un poème autographe "Colin-Maillard".
Ensemble 6 p. et 1/2 in-8 dont une à en-tête de la revue Le Rire/Fantasio, 3 p. et 1/2 in-4 (dont un feuillet avec de petites réparations au papier collant), montées sur onglets. Bradel, demi-veau brun, plats de papier dominoté.
A Philippe Soupault. Lettre autographe signée, Paris, 29 janvier 1919. Il le remercie pour l’envoi de son recueil Aquarium, précisant qu’il aime beaucoup le poème "Les Mois".
A Pierre Albert-Birot. 3 lettres autographes signées, 22 mai [1916], Parc Saint-Maur et dimanche [début 1919]. A propos de "l’affaire" Paul Dermée et de la revue SIC dirigée par Birot : "Dermée a dit à peu près ceci dans sa conférence sur Max Jacob : lui et Apollinaire connaissaient parfaitement la littérature des fous, il n’est pas possible de la nier en lisant leurs œuvres". Il espère le voir le jour du vernissage de l’exposition Juan Gris, "j’ai l’intention de faire une note sur sa peinture", note qu’il lui envoie, tout en s’inquiétant de n’avoir de nouvelles ni de SIC ni de Tristan Tzara. Cette note sur le peintre Gris parut dans le n° 42-43 de SIC, en mars 1919, sous le titre "Allusions".
A son père [Maurice Radiguet, illustrateur et dessinateur de presse]. Lettre autographe signée "Raymond". Jeudi matin [Le Piquey, été 1923]. Il corrige Le Bal du comte d’Orgel : "il y a des parties que je compte refaire énormément […] J’attends Auric comme le Messie. Il a une machine à écrire ! » tout en évoquant ce qu’on dit du Diable au Corps, notamment un article du journal Le Libertaire qui loue son courage d’écrivain mais où l’auteur de l’article a voulu deviner "dans le héros du Diable au Corps, le futur capitaliste, le directeur d’usine, qui roulera ses ouvriers comme il mentait à Marthe. Point de vue assez inédit. Enfin si les bêtises continuent, c’est bon signe"… Il dit avoir écrit à Poulenc et salue ses frère et soeurs.
Poème autographe "Colin-Maillard" composé de 3 quatrains, présentant de petites variantes dans les derniers avec la version définitive dans les Joues en feu.
Seule la lettre à son père est reproduite dans Lettres retrouvées, Omnibus, 1912.
A Philippe Soupault. Lettre autographe signée, Paris, 29 janvier 1919. Il le remercie pour l’envoi de son recueil Aquarium, précisant qu’il aime beaucoup le poème "Les Mois".
A Pierre Albert-Birot. 3 lettres autographes signées, 22 mai [1916], Parc Saint-Maur et dimanche [début 1919]. A propos de "l’affaire" Paul Dermée et de la revue SIC dirigée par Birot : "Dermée a dit à peu près ceci dans sa conférence sur Max Jacob : lui et Apollinaire connaissaient parfaitement la littérature des fous, il n’est pas possible de la nier en lisant leurs œuvres". Il espère le voir le jour du vernissage de l’exposition Juan Gris, "j’ai l’intention de faire une note sur sa peinture", note qu’il lui envoie, tout en s’inquiétant de n’avoir de nouvelles ni de SIC ni de Tristan Tzara. Cette note sur le peintre Gris parut dans le n° 42-43 de SIC, en mars 1919, sous le titre "Allusions".
A son père [Maurice Radiguet, illustrateur et dessinateur de presse]. Lettre autographe signée "Raymond". Jeudi matin [Le Piquey, été 1923]. Il corrige Le Bal du comte d’Orgel : "il y a des parties que je compte refaire énormément […] J’attends Auric comme le Messie. Il a une machine à écrire ! » tout en évoquant ce qu’on dit du Diable au Corps, notamment un article du journal Le Libertaire qui loue son courage d’écrivain mais où l’auteur de l’article a voulu deviner "dans le héros du Diable au Corps, le futur capitaliste, le directeur d’usine, qui roulera ses ouvriers comme il mentait à Marthe. Point de vue assez inédit. Enfin si les bêtises continuent, c’est bon signe"… Il dit avoir écrit à Poulenc et salue ses frère et soeurs.
Poème autographe "Colin-Maillard" composé de 3 quatrains, présentant de petites variantes dans les derniers avec la version définitive dans les Joues en feu.
Seule la lettre à son père est reproduite dans Lettres retrouvées, Omnibus, 1912.
Catalogue Note
[Montés dans le même volume :]
Breton, André : carte postale autographe signée, à Raymond Radiguet. Sarreguemines 13 septembre 1920. Une carte in-8 illustrée d’une vue en noir et blanc de Sarreguemines. "Souvenirs affectueux".
Laurencin, Marie : poème autographe signé "A un ami". Décembre 1923. Demi-page in-4 sur papier quadrillé. Hommage à Radiguet : …"C’est comme un portrait qu’on voudrait faire ressemblant et si changeant - / Parc Montsouris - / C’est le soir où Raymond Radiguet s’est perdu et endormi dans le parc - / Une femme a chanté si émouvante".
Cocteau, Jean : note autographe. 1 page oblong in-8 (une marge repliée). Sur Le Diable au corps : "Il fallait cette circonstance tellement exceptionnelle d’un enfant sachant écrire comme un homme pour oser aborder le cas franchement si grave et si délicat de l’adultère d’une jeune femme dont le mari est au front"… Avec un télégramme daté de Villefranche /Mer, le 30 juillet 1924 à propos d’un article "sur mon pauvre enfant" [Radiguet est décédé le 12 décembre 1923].
Une vingtaine de coupures de presse sur Radiguet et ses romans : articles de Marcel Arland, Cocteau, Henri de Régnier, Joseph Kessel, Jean Cassou, Robert Brasillach, Edmond jaloux, André Salmon, etc. ainsi que le fac-similé d’un quatrain "Adieu / mis en musique par Erik Satie" (Quatre petites Mélodies pour chant avec accompagnement de piano, 1922).
[On joint :]
L'édition en phototypie de deux cahiers de Radiguet, avec une postface de Cocteau, publiés par Champion en 1925. Ces manuscrits sont repris dans les Œuvres complètes, sous les titres "Ébauche d’une nouvelle" et "Île de France, île d’amour".
Breton, André : carte postale autographe signée, à Raymond Radiguet. Sarreguemines 13 septembre 1920. Une carte in-8 illustrée d’une vue en noir et blanc de Sarreguemines. "Souvenirs affectueux".
Laurencin, Marie : poème autographe signé "A un ami". Décembre 1923. Demi-page in-4 sur papier quadrillé. Hommage à Radiguet : …"C’est comme un portrait qu’on voudrait faire ressemblant et si changeant - / Parc Montsouris - / C’est le soir où Raymond Radiguet s’est perdu et endormi dans le parc - / Une femme a chanté si émouvante".
Cocteau, Jean : note autographe. 1 page oblong in-8 (une marge repliée). Sur Le Diable au corps : "Il fallait cette circonstance tellement exceptionnelle d’un enfant sachant écrire comme un homme pour oser aborder le cas franchement si grave et si délicat de l’adultère d’une jeune femme dont le mari est au front"… Avec un télégramme daté de Villefranche /Mer, le 30 juillet 1924 à propos d’un article "sur mon pauvre enfant" [Radiguet est décédé le 12 décembre 1923].
Une vingtaine de coupures de presse sur Radiguet et ses romans : articles de Marcel Arland, Cocteau, Henri de Régnier, Joseph Kessel, Jean Cassou, Robert Brasillach, Edmond jaloux, André Salmon, etc. ainsi que le fac-similé d’un quatrain "Adieu / mis en musique par Erik Satie" (Quatre petites Mélodies pour chant avec accompagnement de piano, 1922).
[On joint :]
L'édition en phototypie de deux cahiers de Radiguet, avec une postface de Cocteau, publiés par Champion en 1925. Ces manuscrits sont repris dans les Œuvres complètes, sous les titres "Ébauche d’une nouvelle" et "Île de France, île d’amour".