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Proust, Marcel -- Hahn, Reynaldo
Estimate
20,000 - 30,000 EUR
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Description
- Proust, Marcel -- Hahn, Reynaldo
- 3 lettres autographes signées, dont 2 de Proust à Reynaldo et une de Reynaldo. S.l.n.d.
Les lettres de Proust à Reynaldo ne figurent pas dans la correspondance établie par Kolb.
- 2 p. in-8 (175 x 115 mm) sur papier de deuil, waterford, lettre non datée [1905-1906], trace de double feuillet (sur la page en vis à vis manquante devait figurer un dessin qui semble avoir été découpé) : "KKKKKWA? - HHHHOE. - NNNNNAN Bonjours Fasché? NNNNNAN [...] au sujet "d'un dessin synthétique (purement imaginé de tous les dessins de mythologiques Turner. Et le commentaire que Ruskin eut écrit sur ce dessin. Ce commentaire est d'une justesse telle (Reynaldo) d'une facilité si convaincante (Reynaldo) d'une science si profuse (Reynaldo) d'une ressemblance si réussie (Reynaldo) d'une élocution si charmeresse (Reynaldo) et d'une si transcendante philosophie, que je vous prie de me le renvhoyier ou de le garsder, mais en me corrigeant les fautes d'anglais [...]" Et termine sa lettre avec une portée de musique sur laquelle figure le nom de Paul Gold Schmidt. Le 19 avril 1913, Proust va entendre la Sonate pour piano et violon de César Franck jouée par Paul Goldschmidt (1877-1957) et Georges Enesco. Il s'en inspirera pour un passage sur la sonate de Vinteuil. Céleste l'évoquait comme "richissime", "collet monté", "du côté de Sodome", ami d'un jeune Anglais du nom de Charlie [Humphries].
- « Mon petit Genstil. Mon petit genstil. Mon Buncht. Dites genstil si calmants ont réussi, s’ils ont produit un bon effet moral et consultation [ ?] de même. Je caresse votre petite tête mon petit genstil » (S.l.n.d., un feuillet in-8 écrit au recto à l’encre noire , 174 x 111 mm).
- Lettre de Reynaldo à un destinataire inconnu, signée Hahn, pour lui rendre compte de sa soirée : « Je rentre du concert [...] et je t’envoie quelques lignes de renseignements. Symphonie de Beethoven fort bien jouée, l’orchestre a fait de grand progrès. Mélodie de Lefèbre très emmerdante et [ ...] toutes deux chantées par Mlle Montabant ». Il continue sa lettre sur la page en vis-à-vis : « je devais coucher chez toi ce soir mais je suis si fatigué que je reste chez moi, à travailler un peu. Mille embrassades. Hahn. Je vais te faire voir bien des choses et je t’enverrai ces jours ci […]" La lettre se termine sur le dernier feuillet par trois cœurs fléchés. (S.l.n.d., 4 p. in-8 sur un feuillet double, encre noire).
- 2 p. in-8 (175 x 115 mm) sur papier de deuil, waterford, lettre non datée [1905-1906], trace de double feuillet (sur la page en vis à vis manquante devait figurer un dessin qui semble avoir été découpé) : "KKKKKWA? - HHHHOE. - NNNNNAN Bonjours Fasché? NNNNNAN [...] au sujet "d'un dessin synthétique (purement imaginé de tous les dessins de mythologiques Turner. Et le commentaire que Ruskin eut écrit sur ce dessin. Ce commentaire est d'une justesse telle (Reynaldo) d'une facilité si convaincante (Reynaldo) d'une science si profuse (Reynaldo) d'une ressemblance si réussie (Reynaldo) d'une élocution si charmeresse (Reynaldo) et d'une si transcendante philosophie, que je vous prie de me le renvhoyier ou de le garsder, mais en me corrigeant les fautes d'anglais [...]" Et termine sa lettre avec une portée de musique sur laquelle figure le nom de Paul Gold Schmidt. Le 19 avril 1913, Proust va entendre la Sonate pour piano et violon de César Franck jouée par Paul Goldschmidt (1877-1957) et Georges Enesco. Il s'en inspirera pour un passage sur la sonate de Vinteuil. Céleste l'évoquait comme "richissime", "collet monté", "du côté de Sodome", ami d'un jeune Anglais du nom de Charlie [Humphries].
- « Mon petit Genstil. Mon petit genstil. Mon Buncht. Dites genstil si calmants ont réussi, s’ils ont produit un bon effet moral et consultation [ ?] de même. Je caresse votre petite tête mon petit genstil » (S.l.n.d., un feuillet in-8 écrit au recto à l’encre noire , 174 x 111 mm).
- Lettre de Reynaldo à un destinataire inconnu, signée Hahn, pour lui rendre compte de sa soirée : « Je rentre du concert [...] et je t’envoie quelques lignes de renseignements. Symphonie de Beethoven fort bien jouée, l’orchestre a fait de grand progrès. Mélodie de Lefèbre très emmerdante et [ ...] toutes deux chantées par Mlle Montabant ». Il continue sa lettre sur la page en vis-à-vis : « je devais coucher chez toi ce soir mais je suis si fatigué que je reste chez moi, à travailler un peu. Mille embrassades. Hahn. Je vais te faire voir bien des choses et je t’enverrai ces jours ci […]" La lettre se termine sur le dernier feuillet par trois cœurs fléchés. (S.l.n.d., 4 p. in-8 sur un feuillet double, encre noire).
Provenance
Dr Roger Froment.
Catalogue Note
Ainsi que le souligne Emmanuel Berl dans sa préface à Marcel Proust, Lettres à Reynado Hahn : "Reynaldo Hahn a été sans doute un des êtres que Proust a le plus aimés". Il le rencontre au début de l’été 1894 au château de Reveillon chez Madeleine Lemaire. Dans une lettre à Risler, Reynaldo évoque ainsi sa rencontre avec Proust : "Un garçon charmant, un littérateur qui, stupéfait de voir un musicien sachant parler littérature… m’a pris de grande tendresse". Très vite leur relation devient passionnée et ils partent en voyage en Bretagne en 1895, passion qui laissera progressivement place à une amitié très forte de plus de vingt ans. Leur abondante correspondance s’arrête pourtant vers 1914-1915 : après cette date nous n’avons plus trace d’échange épistolaire entre eux.
Jean-Michel Nectoux. "Reynaldo Hahn et Edouard Risler" in Proust et ses amis, sous la direction de J.-Y. Tadié, Gallimard, 2010, p. 117-147.
Jean-Michel Nectoux. "Reynaldo Hahn et Edouard Risler" in Proust et ses amis, sous la direction de J.-Y. Tadié, Gallimard, 2010, p. 117-147.
(Notice détaillée sur sothebys.com)