PF1313

/

Lot 154
  • 154

Proust, Marcel

Estimate
2,000 - 3,000 EUR
Log in to view results
bidding is closed

Description

  • Proust, Marcel
  • Le Banquet. Collection complète, du n° 1 au n° 8. Paris, Rouquette, mars, avril, mai, juin, juillet, novembre 1892 et février, mars 1893.
8 fascicules agrafés in-8 (280 x 180 mm). Pagination continue de 256 p. Titre en rouge sur couverture en papier vert. Couvertures des deux premiers numéros détachées et annotées, légères mouillures au n° 4 et n° 8 sans gravité, sinon très beaux exemplaires encore brochés. 17 annotations et corrections manuscrites.

Catalogue Note

Le Banquet est fondé en 1892 par Proust et quelques disciples de Condorcet, Jacques Bizet, Fernand Gregh, Robert Dreyfus, Louis de la Salle, Daniel Halévy, Horace Finaly. Financée par les cotisations de ses auteurs, la revue est tirée à 400 exemplaires pour le premier numéro, et de 200 pour les suivants.

Le but avoué du Banquet est, ainsi que l'écrit Proust à Robert Dreyfus, de "publier nos productions". Après Le Mensuel, la Revue de seconde et le Revue lilas et la Revue verte, c’est en effet dans Le Banquet que Proust publie ses premiers textes. Ses études, des comptes rendus et un essai apparaissent dans les numéros 1 à 3 et 5 à 7. Dans le numéro 7 figure « Violante ou la mondanité, conte », la première véritable nouvelle de Proust, qui sera reprise dans Les Plaisirs et les Jours.

« Le Banquet contient en germe la Recherche - si différent que ce germe, comme il est naturel, puisse sembler de l’arbre futur... On y rencontre Mme Hayman sous les traits de la courtisane Heldemone, Mme Strauss sous la forme d’une dame "chez qui l’intelligence ne se trahissait que par une grâce plus subtile ", Mme de Chevigné sous les traits d’une déesse-oiseau... » (G. Painter, Marcel Proust, I p.161).

Les annotations manuscrites sur le sommaire des numéros 1 et 2 à l'encre noire sont de l'époque et rétablissent l'identité de certains auteurs. Le texte de Proust "Cydalise" porte aussi une annotation, qui identifie Cydalise comme étant Madame de Mailly (n° 2, p. 42). Les autres corrections concernent le texte Nietzsche, publié par Daniel Halévy. On peut penser que ces écritures sont de la main d'un proche de la revue, peut-être de l'un des auteurs.

Rarissime revue, ici complète et brochée.

Détail des textes de Proust :

- « Études. Les Maitresses de Fabrice », n° 2, avril 1892, p. 41.
- « Études. Cydalise », n° 2, avril 1892, p. 42-43.
- « Études. Esquisse d’après Madame *** », n° 3, mais 1892, p. 78.
- « Études. La Mer », n° 6, novembre 1892, p. 170-171.
- « Varia : Tel qu’en songe par Henri de Régnier », n° 6, novembre 1892, p. 171-172.
- « Études II. Portrait de Madame *** », n° 6, novembre 1892, p. 191.
- « Violante ou la mondanité : conte », n° 7, février 1893, p. 201-208.
- Selon les souvenirs de Robert Dreyfus, le texte "L'Irreligion d'Etat" (n° 3, mai 1892), signé "Laurence", est également de Proust.

référence : Marcel Proust, l’écriture et les arts. Catalogue Gallimard/B.N.F., 1999, cat. n° 45. -- Dictionnaire Marcel Proust, Champion, 2004, sub verbo "Banquet".