Lot 177
  • 177

Pendule à musique en bronze doré d'époque Louis XV, vers 1750, signée ST GERMAIN, le mouvement signé Ferdinand Berthoud AParis

Estimate
30,000 - 50,000 EUR
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Description

  • Haut. 66 cm, larg. 40 cm
  • Height 26 in; width 15 3/4 in
le cadran inscrit dans une caisse cintrée sommée d'un putto adossé à un arbre et jouant du tambour, les montants ornés de volutes feuillagées, la partie inférieure ornée de deux putti musiciens reposant sur une base rocaille ; signée ST GERMAIN sur la partie inférieure au dos ; (le mouvement musical manquant)

Condition

Dial in good condition, later brass rings to winding holes, minute hand repaired. Movement has anchor escapement and is complete but very dirty and not running. There is space in the base of the case and a rear door for a musical movement but there is no evidence of a movement having been fitted. Case in generally good condition but very dirty and there is some rubbing top the original gilding. Impressive and attractive clock.
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Catalogue Note

Jean-Joseph de Saint-Germain, bronzier reçu maître en 1748

Cette pendule à poser en bronze ciselé et doré est pourvue d'un mouvement signé Ferdinand Berthoud, un des plus éminents horlogers du XVIIIe siècle, qui eut le titre d'Horloger et Mécanicien du Roi et de la Marine. La base, tout en courbes et contre-courbes est repercée d'oves et de balustrades ponctuées d'agrafes. Dans cette oeuvre, la qualité de l'horlogerie se partage avec l'art bronzier pour donner à voir une parfaite représentation du style Louis XV.
Elle témoigne de la collaboration entre deux professions, celle du bronzier et de l'horloger. Afin de ne produire que le meilleur, on sait que Berthoud s'adressa notamment à Jean-Joseph de Saint-Germain (1719-1791) pour concevoir des pendules. Celle conservée au Musée Carnavalet à Paris témoigne de ces relations entre les deux artistes et se rapproche de celle que nous présentons. La forme générale et l'emploi du bronze doré est en effet similaire, tout comme l'ornementation, notamment ce putto en partie supérieure.

Ferdinand Berthoud (1727-1807) commença son apprentissage auprès du célèbre horloger Julien Le Roy (1689-1759). Il créa à l’âge de vingt-cinq ans une pendule avec un calendrier perpétuel qui indiquait aussi les phases du soleil. Elle fut présentée à l’Académie des Sciences qui en apprécia sa qualité d’exécution et sa créativité. Cette exploit le plaça très vite parmi les horlogers les plus recherchés de Paris. Sa production de pendules, de montres et de chronomètres marins était étonnante et il en publia de nombreux écrits. Il fut nommé le 24 juillet 1764 Horloger Mécanicien de sa Majesté et de la Marine ayant l'inspection de la construction des horloges Marines avec un salaire de 3 000 Livres qui passa à 7 000 Livres en 1782. Cette nomination était d’une importance capitale à cette époque où tout le monde cherchait à produire un instrument capable de mesurer la longitude sur la mer. A partir de 1766, il créa toutes les pendules et les instruments des bateaux royaux. En 1766, il devint membre de la Royal Society of London et il fut plus tard promu Chevalier de la Légion d'Honneur. En 1786, il était membre de la commission pour créer une Manufacture royale de l’horlogerie.

Jean-Joseph de Saint-Germain (1719-1791) était le fils de l’ébéniste Joseph de Saint-Germain. En 1749 il épousa Anne Legrand, veuve de l’ébéniste Jean-Paul Matthieu : leur fils, Jean de Saint-Germain devint lui aussi un bronzier. Il fut d’abord ouvrier libre au Faubourg Saint-Antoine où son atelier était établi. Il déménagea ensuite rue de Charenton. En 1748, il fut enregistré comme maître fondeur en terre et sable. En 1765, il fut élu Juré de la corporation des bronziers.