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[Léautaud, Paul]. -- Rachel Baes
Estimate
1,000 - 1,200 EUR
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Description
- [Léautaud, Paul]. -- Rachel Baes
- Journal (Au Père Lachaise avec Paul Léautaud). Juin 1953. Paris, [chez l'auteur], 1958. In-12 carré. Broché, couverture rempliée.
édition originale hors commerce, tirée à 19 exemplaires sur vergé anglais, n° 7 au stylo à bille bleu. Illustrée d'une photo originale de Léautaud prise par l'auteur le 29 juin 1952 à Fontenay.
envoi autographe signé, rédigé le 9 janvier 1959 dans la librairie de Raoul Simonson : "Que de choses délicieuses nous masque la vitesse de la vie ! Par exemple certains lieux enfouis dans les quartiers secrets de Bruxelles ! Je suis assise dans le très beau bureau de Mr Simonson (qui est un de ces lieux dont je parle, je serais tentée d'écrire de ces Hauts-Lieux) : Lumière, reliures, jetant leurs ors dans l'ombre, et ce très beau sous-main en maroquin rouge,... Ces propos que nous échangeons sur Léautaud, Colette.. tout ici nous projette dans [un] univers de pensées d'érudition et de beauté.. Et je suis heureuse qu'il m'autorise à le lui dire ici très simplement !" (voir reproduction de cette dédicace sur la page de titre du présent catalogue).
Comme la plaquette des Trois entretiens tirée également à 19 exemplaires en 1949, Rachel Baes livre des extraits de son Journal où elle rapporte ses échanges avec Paul Léautaud. Lors d'une visite au Père Lachaise, Léautaud néglige de nombreuses tombes les plus recherchées comme celle de Chopin, mais se recueille sur la tombe d'Apollinaire. Elle reprend un propos de Léautaud, souvent cité, présent à l'enterrement du poète en 1918 : "Je vois encore sa mère qui portait son képi, les bras en avant, en sortant du cimetière. Elle ne se rendait pas compte de la personnalité de son fils, elle me disait : 'J'ai un autre fils qui écrit aussi.' Pauvre, pauvre Apollinaire, quel être charmant".
d'une insigne rareté, très recherché assurément !
envoi autographe signé, rédigé le 9 janvier 1959 dans la librairie de Raoul Simonson : "Que de choses délicieuses nous masque la vitesse de la vie ! Par exemple certains lieux enfouis dans les quartiers secrets de Bruxelles ! Je suis assise dans le très beau bureau de Mr Simonson (qui est un de ces lieux dont je parle, je serais tentée d'écrire de ces Hauts-Lieux) : Lumière, reliures, jetant leurs ors dans l'ombre, et ce très beau sous-main en maroquin rouge,... Ces propos que nous échangeons sur Léautaud, Colette.. tout ici nous projette dans [un] univers de pensées d'érudition et de beauté.. Et je suis heureuse qu'il m'autorise à le lui dire ici très simplement !" (voir reproduction de cette dédicace sur la page de titre du présent catalogue).
Comme la plaquette des Trois entretiens tirée également à 19 exemplaires en 1949, Rachel Baes livre des extraits de son Journal où elle rapporte ses échanges avec Paul Léautaud. Lors d'une visite au Père Lachaise, Léautaud néglige de nombreuses tombes les plus recherchées comme celle de Chopin, mais se recueille sur la tombe d'Apollinaire. Elle reprend un propos de Léautaud, souvent cité, présent à l'enterrement du poète en 1918 : "Je vois encore sa mère qui portait son képi, les bras en avant, en sortant du cimetière. Elle ne se rendait pas compte de la personnalité de son fils, elle me disait : 'J'ai un autre fils qui écrit aussi.' Pauvre, pauvre Apollinaire, quel être charmant".
d'une insigne rareté, très recherché assurément !