PF1331

/

Lot 300
  • 300

Verlaine, Paul

Estimate
1,500 - 2,000 EUR
Log in to view results
bidding is closed

Description

  • Verlaine, Paul
  • Parallèlement. Paris, Vanier, 1889. In-12. Maroquin janséniste bordeaux, dos à nerfs, bordures intérieures encadrées de filets dorés, doublures et gardes de soie moirée lie-de-vin, doubles gardes de papier marbré, coiffes guillochées, filet doré sur les coupes, tranches dorées sur témoins, couverture et dos imprimé (E. Maylander dor.)
édition originale limitée à [600] ex. non justifiés sur un beau vélin crème satiné (pas de grand papier). 
augmentée de la pièce "Chasteté" (2 ff. vélin ordinaire plus léger et plié, reliés in fine) que Vanier inséra à l’insu du poète pour annoncer le recueil Bonheur.  Cette pièce voulue par l’éditeur n’est pas aussi rare qu’on veut bien le dire, même si l’auteur protesta.

Literature

Christian Galantaris Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, [coll. Ed.-H. Fischer], 2000, n° 94 (avis différent pour Chasteté, comme Montel…) et n° 88 pour le contrat à 600 ex. -- Clouzot : 500 ex. (sic) et “forte plus-value”(!) avec Chasteté.

Catalogue Note

[pièces jointes (montées) :]
1) lettre autographe signée à vanier, 16 août 1887, 1 petit f. gris in-12 en largeur (plié) “(…) Je bûche un morceau major pour Bonheur, et un, féroce, pour Parallèlement qui se corsera de plus en plus et, définitivement, par ce moyen tiendra sa place importante dans l’ensemble de mes vers. –  (…)”. Il parle de ses maux qui le retiennent encore à l’hôpital, l’hydarthrose rhumatismale remontant à septembre 1885. Il demande l’avis d’avocats pour voir s’il n’a pas “le droit absolu d’exiger qu’on me laisse en communication de près et de loin avec mon fils”. Donne une correction pour le poème [Guitare] du recueil “Le Pauvre du chemin creux, au lieu de l’Idiot etc/c’est intitulé guitare [biffé] Vielle”.

2) Henry Bordeauxpoème autographe signé à la gloire de verlaine accompagnant sa lettre autographe signée à [Vanier], Thonon-les-Bains, 11 mai 1890, 1 p. in-12 sur double f. Le futur académicien demande de dire à Verlaine sa toute jeune admiration (il vient d’avoir 20 ans) en lui remettant les quatrains calligraphiés d’“Un Poète”(1 f. in-12) : “ (…) Celui dont les vers sont des caresses posées (…) Celui dont la voix a des beautés musiciennes, (…) Verlaine... (…) je sais bien que ce témoignage de respectueuse amitié le fera peut-être sourire maintenant que la gloire trop tardive lui est enfin venue : qu’il sache cependant qu’on ne l’admire pas seulement à Paris dans des milieux d’artistes raffinés, mais qu’il a encore de profonds enthousiastes jusque dans la plus lointaine province (…)”.