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[Verlaine]. - J.-K. Huysmans
Estimate
2,000 - 2,500 EUR
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Description
- [Verlaine]. - J.-K. Huysmans
- lettre autographe signée à [emile hennequin], Vendredi soir [11 juillet 1884], 4 pp. in-16 (153 x 99 mm) sur double f. vergé Delta Mill Fine. La date pourrait être confirmée par l’article du Radical qui y est cité.
Catalogue Note
Il part le lendemain pour la campagne “(...) Je vais pour la 10e fois tenter de boire de l’air sédatif, dans de la véridique campagne [à Jutigny] (...). Je vais fort probablement m’embêter ferme, au bout de 2 jours, et rêver à d’artificielles obscénités, dans les champs. Je vais voir à cuire dans la gargamelle de mon cerveau, mon travail sur Moreau - au fond, la nature est excellente pour me faire aimer l’oeuvre de l’homme- (...)”.
“J’ai vu Verlaine qui est tentant - c’est un mélange de fin pochard et de brutal et de câlin pédéraste - Il s’est assez entrebaîllé avec moi, et son hiatus m’a captivé (au figuré, hein !!!!) - Il n’est point banal, en somme, malgré certains radotages de concierge qui l’obsèdent lorsqu’il parle de la campagne où il demeure. Il m’a avoué que le travail seul pourrait, s’il en était capable, le sauver de sa sacrée queue./ Non, je vous assure, il est très bien - d’un sadisme éclairé, d’un mysticisme obscur mais tolérant, d’une soulographie affable et persistante./ Vive Sagesse ! ô Hennequin. (...)”.
La 1ère phrase du portrait est citée (fautivement) par R. Baldick La vie de J.K. Huysmans. P., Denoël, 1958 p. 137, d’après Auriant qui la datait de 1883.
“J’ai vu Verlaine qui est tentant - c’est un mélange de fin pochard et de brutal et de câlin pédéraste - Il s’est assez entrebaîllé avec moi, et son hiatus m’a captivé (au figuré, hein !!!!) - Il n’est point banal, en somme, malgré certains radotages de concierge qui l’obsèdent lorsqu’il parle de la campagne où il demeure. Il m’a avoué que le travail seul pourrait, s’il en était capable, le sauver de sa sacrée queue./ Non, je vous assure, il est très bien - d’un sadisme éclairé, d’un mysticisme obscur mais tolérant, d’une soulographie affable et persistante./ Vive Sagesse ! ô Hennequin. (...)”.
La 1ère phrase du portrait est citée (fautivement) par R. Baldick La vie de J.K. Huysmans. P., Denoël, 1958 p. 137, d’après Auriant qui la datait de 1883.