PF1331

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Lot 158
  • 158

Hugo, Victor

Estimate
1,000 - 2,000 EUR
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Description

  • Hugo, Victor
  • Lettre autographe signée à Adolphe Granier de Cassagnac. s. d. [novembre, circa 1835]. 2 pp. in-12 sur double f. vélin filigrané J. Whatman 1833, avec suscription : Monsieur Granier de Cassagnac/63 bis r. de Provence, cp novembre. Pliures d’envoi, trace de cachet avec petit manque.
J’ai mille choses à vous dire sur les mille choses que vous avez écrites. Vous fondez véritablement une nouvelle critique en France. De vos articles une ère datera. Loyauté, science, style et pensée, jamais un journal n’avait tant passé d’excellentes choses à la fin. Venez donc un jour, le plutot que vous pourrez, avec M. de Maynard ( ?) dîner avec moi. que je vous dise combien je suis du fond du cœur tout à vous deux et tout à chacun de vous./ Votre ami/ Victor H// ce lundi.”

Catalogue Note

Granier de Cassagnac (1806-1880), professeur de littérature à Toulouse, vint à Paris où il connut Victor Hugo qui le fit entrer au Journal des Débats ; ses articles de critique littéraire furent très appréciés. Pourtant ses violentes attaques contre Racine inquiétèrent le directeur des Débats et Granier de Cassagnac entra à La Presse qui convenait mieux à son ardeur de polémiste. Il fonda le Patriote en 1847. 
Bouillant méridional, impénitent bretteur, à la “tournure martiale et provocante avec laquelle il aborde la vie et toutes ses questions” dixit Baudelaire in Salon de 1846, défenseur des esclavagistes, Granier deviendra un des futurs piliers de Napoléon-le-petit, autant dire une amitié ici bien lointaine…
Il évolua vers la politique en 1848, s'opposant au gouvernement républicain en oubliant qu'il avait, lors des tentatives de Strasbourg, couvert d'injures Louis Bonaparte dont il finit par soutenir la politique. Élu en février 1852 dans le Gers au Corps législatif, il fut partisan et courtisan de l'empire jusqu'à sa chute ; puis après le 4 septembre 1870, il quitta la France et continua sans succès à l'étranger sa propagande bonapartiste. En 1876, il fut élu député de Mirande. Il laissa plusieurs volumes d'histoire dont une apologie du coup d'État, publiée sous le titre : Récit authentique des événements de décembre 1851.