PF1209

/

Lot 105
  • 105

Jean-Baptiste-Camille Corot

Estimate
40,000 - 60,000 EUR
Log in to view results
bidding is closed

Description

  • Jean-Baptiste-Camille Corot
  • Lisière de bois avec trois paysannes
  • Signé en bas à gauche Corot
  • Huile sur panneau
  • 40 x 64,5 cm ; 15 3/4 by 25 1/3 in

Provenance

Collection Louis Bazille, Montpellier ;
Collection Leenhart ;
Collection Combres, Paris ;
Collection Jacques Guerlain

Literature

Alfred Robaut, Catalogue raisonné de l'oeuvre de Corot, Paris 1905, t.II, n°1789 ;
Jean Dieterle, Troisième supplément à l'oeuvre de Corot, Paris, 1974, n°31

Condition

Under naked eye: the painting appears on a craddle panel and in good condition, no repaint visible. Under UV light: a few repaints are visible along the edges on the lower, the left and the right edges, especially on the left hand corner. A few very tiny retouching are scattered in the trees in the upper left hand part. Some cracks are visible in the sky and a few repaints are visible in the sky above the white cloud. The painting is in good overall condition
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."

Catalogue Note

Ce tableau, peint vers 1865, pourrait avoir été inspiré à Corot par une pièce de théâtre. Passionné d'opéra et de théâtre, Corot s'y rendait souvent et dès les années 1850 il peint quelques tableaux évoquant, par leur rythme et leur atmosphère, un décor ou une scène. Vers la fin des années 1860, Corot se rend de plus en plus fréquemment au théâtre et Moreau-Nélaton rapporte que "Son œuvre puise sans cesse son aliment au théâtre". Un grand tableau qu'il prépare pour le marchand Detrimont et qu'il intitule Biblis, lui a été inspiré au mois d'octobre 1873 par le ballet de La Source. Hamlet lui fournit aussi vers la même époque, le sujet d'une petite toile. » (cf. Moreau-Nélaton, in Robaut 1905 vol. 1 pp. 300-302).

 

La poésie de ces paysages lyriques, souvent peints dans des tons crépusculaires renforçant l'impression de mystère, frappa les critiques de l'époque, qui les décrivaient comme des rêves ou des « acheminements à la rêverie », la « nature rêvée ». Ils apparaissent dans son œuvre dans les années 1850 alors que Corot, traversant une crise d'inquiétude, confie à Alfred Sensier qu'il ne se reconnait pas dans le monde nouveau et préfère l'ancien.