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Coupe couverte a entremets et sa doublure en vermeil par Martin-Guillaume Biennais, Paris 1809-1819 du service Borghese
Estimate
80,000 - 120,000 EUR
bidding is closed
Description
- Coupe couverte a entremets et sa doublure en vermeil par Martin-Guillaume Biennais, Paris 1809-1819 du service Borghese
- Haut. 32 cm, 2 767 g ; 12 1/2 in high
la base carrée reposant sur quatre pieds à décor de lions ailés, le fût reposant sur une large frise de feuilles d'acanthe alternant avec des feuilles de laurier, le haut du corps rond appliqué d'une frise de chevaux et taureaux marins encadrant des médaillons de têtes de bacchantes, le bord orné d'une frise de feuilles d'eau, le couvercle uni légèrement bombé à prise en fruit grenu sur une terrasse de feuilles de laurier, le corps et le couvercle gravés aux armes Borghèse, la doublure unie gravée du chiffre B timbré d'une couronne princière
the square base on four feet shaped as winged lions, the spreading foot resting on a llarge acanthus and laurel leaves, the circular body applied with a frieze of marine horses and bulls surrounding medallions with Bacchante heads, with two handles, the slightly domed cover with pomegranate finial on a laurel leaves terrace, body and cover engraved with Princess Borghese coat-of-arms, the liner engarved with initial B and Royal crown
the square base on four feet shaped as winged lions, the spreading foot resting on a llarge acanthus and laurel leaves, the circular body applied with a frieze of marine horses and bulls surrounding medallions with Bacchante heads, with two handles, the slightly domed cover with pomegranate finial on a laurel leaves terrace, body and cover engraved with Princess Borghese coat-of-arms, the liner engarved with initial B and Royal crown
Condition
Please note the arms of those of Prince Camilo Borghese who married Pauline, the Emperor's sister. There is a difference of engraving between arms on body, which look having been reengraved in Italy slightly later and arms on cover. Also, the monogram on liner has been modified: it is a P turned a few years later in a B. The P was for Pauline and when Prince Camillo and her got separate, Camillo had the initial modified for him. And also, he probably had the original arms, for Pauline, modified in his own arms, only, for Borghese, erasing the Napoleon side, on the body.
In overall very good condition. Usual minor dents and scratches, mainly on cover and inside liner.
The cover engraved inside "Biennais, Orfèvre de S. Mté l'Empereur et Roi à Paris", the liner and cover rim also engraved with number 3. The body with unscrewable foot. One dent on terrace.
Marks: this piece cannot be dated precisely as written in the catalogue. So we can only say "circa 1810".
Under the foot: maker's mark stamped three times, one very legible, the others difficult to read. Community mark stamped three times (woman head within an oval).
Inside body: maker partly legible, commmunity difficult to read
Inside cover: community mark (trace)
Liner: Maker and community marks legible
Very nice quality.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
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Catalogue Note
Pauline Bonaparte (1780-1825), est la soeur préférée de Napoléon I. Considérée comme une des plus belles femmes de son époque, elle épouse Victor-Emmanuel Leclerc qui devient général mais meurt très jeune de la fièvre jaune à Saint-Domingue en 1799. En 1803, dans l'hôtel de Charost, rue du Faubourg Saint-Honoré, Pauline épouse en seconde noces le prince Camille Borghèse, issu d'une des plus anciennes familles de Rome. Elle acquiert quelques mois plus tard cet hôtel de la duchesse de Charost. Elle y fait adjoindre une aile sur le jardin destinée à recevoir la collection d'antiques de son mari qui sera acquise en 1807 par Napoléon pour le Louvre. Elle posera pour le sculpteur romain Canova pour une composition célèbre où la princesse est étendue dans une pose alanguissante sur une méridienne (aujourd'hui à la Villa Borghèse à Rome) et pour le peintre de la Cour Robert Lefèvre, en 1806, dans une tenue laissant entrevoir de façon conquérante ses appâts. A la chute de l'empire, elle se révèlera très reconnaissante à l'égard de son frère, n'hésitant pas à vendre ses bijoux pour que celui-ci puisse tenir son rang en exil. Elle cède son hôtel qui est alors acquis par le Royaume-Uni pour en faire le siège de son ambassade, toujours en fonction aujourd'hui. Cet hôtel prestigieux conserve un grand nombre de souvenirs de la belle Pauline. Elle meurt sans postérité à Florence en 1825.
Selon la tradition, ce service de près de 1.600 pièces, conçu d'après des dessins des architectes Percier et Fontaine, aurait été offert par l'empereur à sa soeur et son beau-frère qu'il titra duc de Guastalla. Une grande partie de ce service figura dans la vente de la collection de Mrs Edith Rockefeller Mc Cormick qui se déroula à New York chez Anderson Galleries du 2 au 6 janvier 1934. Auparavant, Mrs Mc Cormick avait prêté ce service au Chicago Art Institute où il fut exposé entre 1924 et 1932.
La majorité de ce service est insculpée du poinçon de Biennais. Martin-Guillaume Biennais, fils d'un agriculteur de l'Orne, est né le 29 avril 1764 à la Cochère. Il part très jeune pour Paris et y acquiert en 1788 un commerce de tabletterie. Il insculpe son poinçon d'orfèvre entre 1800 et 1802. Après avoir fait preuve de confiance envers le général Bonaparte avant son départ pour la campagne d'Egypte, il reçoit le titre d'Orfèvre du Premier Consul. Après le sacre, il est nommé Orfèvre Privilégié de Leurs Majestés Impériales puis de Leurs Majestés Impériales et Royales et fournit des pièces, en particulier des nécessaires, pour un grand nombre de cours et de commanditaires étrangers. Il cède en 1821 son atelier, qui employa jusqu'à 600 personnes, à Jean-Charles Cahier. Ce dernier fera faillite en 1828. Biennais meurt le 27 mars 1843. Pour de plus amples informations, voir l'ouvrage d'Anne Dion, L'Orfèvre de Napoléon, Martin-Guillaume Biennais, RMN, 2003.
Selon la tradition, ce service de près de 1.600 pièces, conçu d'après des dessins des architectes Percier et Fontaine, aurait été offert par l'empereur à sa soeur et son beau-frère qu'il titra duc de Guastalla. Une grande partie de ce service figura dans la vente de la collection de Mrs Edith Rockefeller Mc Cormick qui se déroula à New York chez Anderson Galleries du 2 au 6 janvier 1934. Auparavant, Mrs Mc Cormick avait prêté ce service au Chicago Art Institute où il fut exposé entre 1924 et 1932.
La majorité de ce service est insculpée du poinçon de Biennais. Martin-Guillaume Biennais, fils d'un agriculteur de l'Orne, est né le 29 avril 1764 à la Cochère. Il part très jeune pour Paris et y acquiert en 1788 un commerce de tabletterie. Il insculpe son poinçon d'orfèvre entre 1800 et 1802. Après avoir fait preuve de confiance envers le général Bonaparte avant son départ pour la campagne d'Egypte, il reçoit le titre d'Orfèvre du Premier Consul. Après le sacre, il est nommé Orfèvre Privilégié de Leurs Majestés Impériales puis de Leurs Majestés Impériales et Royales et fournit des pièces, en particulier des nécessaires, pour un grand nombre de cours et de commanditaires étrangers. Il cède en 1821 son atelier, qui employa jusqu'à 600 personnes, à Jean-Charles Cahier. Ce dernier fera faillite en 1828. Biennais meurt le 27 mars 1843. Pour de plus amples informations, voir l'ouvrage d'Anne Dion, L'Orfèvre de Napoléon, Martin-Guillaume Biennais, RMN, 2003.