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Coppée, François
Estimate
8,000 - 12,000 EUR
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Description
- Coppée, François
- Le Reliquaire. Paris, Alphonse Lemerre, 1866.
édition originale. In-18 (177 x 117 mm).
illustration : eau-forte gravée par L. Flameng en frontispice.
reliure du début du xxe siècle. Demi-chagrin bleu nuit, tête dorée, couverture. Quelques rousseurs, premier plat de la couverture restauré.
exemplaire de théodore de banville, dédicataire d’un des plus longs poèmes de l’ouvrage (Le Justicier, pp. 147-168), avec ce bel envoi autographe signé de l’auteur à l’encre rouge :
"À mon bien aimé et illustre maître Théodore de Banville comme un témoignage d’entière admiration et de profonde reconnaissance
François Coppée"
Cet envoi, légèrement atténué, figure sur le second feuillet blanc du volume, dont le papier est un peu différent du papier de l’exemplaire ; toutefois les rousseurs et la petite mouillure angulaire qui le marquent se retrouvent sur le faux-titre et les premiers feuillets du livre.
[on joint : ] un poème autographe de françois coppée ; une lettre autographe signée du même à la mère de baudelaire, mme aupick, accompagnant l’envoi d’un exemplaire de ce livre, dans laquelle coppée évoque baudelaire avec émotion.
Est joint également un billet autographe de mme aupick à théodore de banville lui demandant l’adresse de françois coppée pour le remercier de son livre.
- Poème autographe de François Coppée, daté de juillet 1885 : 13 strophes (alternant alexandrins et octosyllabes) sur 3 feuillets in-8 montés dans l'exemplaire. Petites fentes, restaurations anciennes à l'adhésif et marques de pliures. Beau poème d’amour, dans l’esprit des Humbles : « Depuis longtemps, ma brune aux yeux clairs, ta beauté / M’éblouissait de loin, aux étoiles pareille, / Quand, par hasard, tout près de ton exquise oreille, / J’ai pu dire un mot tendre et tu l’as écouté (…) ».
- Lettre autographe signée de François Coppée, adressée à la mère de Charles Baudelaire, Caroline Aupick. 27 septembre 1867. Une page in-8. Excellent état.
Belle et intéressante lettre accompagnant l’envoi de ce premier ouvrage poétique de François Coppée. Elle constitue l’un des tout premiers hommages de reconnaissance de la nouvelle génération poétique française :
« Madame, Lorsque j’ai publié ce volume, votre fils, l’illustre et regretté Charles Baudelaire était déjà en proie à la cruelle maladie qui l’a enlevé à votre dévouement maternel et à notre admiration. Permettez-moi, Madame, de vous offrir ce livre qu’il aurait peut-être aimé, lui qui fut jusqu’au bout fidèle à l’Art dont il reste une des plus hautes manifestations, et que cet hommage vous soit une preuve de la part qu’un humble disciple de cet Art prend à votre immense douleur (…) François Coppée »
- Billet autographe signé de Mme Aupick à Théodore de Banville.
Paris, 29 septembre 1867. Une page in-16, à l’encre noire sur un double feuillet vergé de deuil.
« Mon cher Monsieur de Banville, Je viens de recevoir un livre de Poésies d’un M. François Coppée. Je voudrais lui écrire pour le remercier de cette gracieuseté ; mais je ne sais pas son adresse (…) C. Vve Aupick ».
illustration : eau-forte gravée par L. Flameng en frontispice.
reliure du début du xxe siècle. Demi-chagrin bleu nuit, tête dorée, couverture. Quelques rousseurs, premier plat de la couverture restauré.
exemplaire de théodore de banville, dédicataire d’un des plus longs poèmes de l’ouvrage (Le Justicier, pp. 147-168), avec ce bel envoi autographe signé de l’auteur à l’encre rouge :
"À mon bien aimé et illustre maître Théodore de Banville comme un témoignage d’entière admiration et de profonde reconnaissance
François Coppée"
Cet envoi, légèrement atténué, figure sur le second feuillet blanc du volume, dont le papier est un peu différent du papier de l’exemplaire ; toutefois les rousseurs et la petite mouillure angulaire qui le marquent se retrouvent sur le faux-titre et les premiers feuillets du livre.
[on joint : ] un poème autographe de françois coppée ; une lettre autographe signée du même à la mère de baudelaire, mme aupick, accompagnant l’envoi d’un exemplaire de ce livre, dans laquelle coppée évoque baudelaire avec émotion.
Est joint également un billet autographe de mme aupick à théodore de banville lui demandant l’adresse de françois coppée pour le remercier de son livre.
- Poème autographe de François Coppée, daté de juillet 1885 : 13 strophes (alternant alexandrins et octosyllabes) sur 3 feuillets in-8 montés dans l'exemplaire. Petites fentes, restaurations anciennes à l'adhésif et marques de pliures. Beau poème d’amour, dans l’esprit des Humbles : « Depuis longtemps, ma brune aux yeux clairs, ta beauté / M’éblouissait de loin, aux étoiles pareille, / Quand, par hasard, tout près de ton exquise oreille, / J’ai pu dire un mot tendre et tu l’as écouté (…) ».
- Lettre autographe signée de François Coppée, adressée à la mère de Charles Baudelaire, Caroline Aupick. 27 septembre 1867. Une page in-8. Excellent état.
Belle et intéressante lettre accompagnant l’envoi de ce premier ouvrage poétique de François Coppée. Elle constitue l’un des tout premiers hommages de reconnaissance de la nouvelle génération poétique française :
« Madame, Lorsque j’ai publié ce volume, votre fils, l’illustre et regretté Charles Baudelaire était déjà en proie à la cruelle maladie qui l’a enlevé à votre dévouement maternel et à notre admiration. Permettez-moi, Madame, de vous offrir ce livre qu’il aurait peut-être aimé, lui qui fut jusqu’au bout fidèle à l’Art dont il reste une des plus hautes manifestations, et que cet hommage vous soit une preuve de la part qu’un humble disciple de cet Art prend à votre immense douleur (…) François Coppée »
- Billet autographe signé de Mme Aupick à Théodore de Banville.
Paris, 29 septembre 1867. Une page in-16, à l’encre noire sur un double feuillet vergé de deuil.
« Mon cher Monsieur de Banville, Je viens de recevoir un livre de Poésies d’un M. François Coppée. Je voudrais lui écrire pour le remercier de cette gracieuseté ; mais je ne sais pas son adresse (…) C. Vve Aupick ».
Literature
Vicaire, II, 966--Carteret, I, 184 (« Ouvrage rare et recherché »).
Condition
Petites fentes, restaurations anciennes à l'adhésif et marques de pliures au poème autographe de Coppée. Quelques rousseurs, premier plat de couverture restauré.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
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Catalogue Note
Bien que Baudelaire se fût éloigné quelques années du mouvement parnassien, François Coppée fut, avec Paul Verlaine notamment, l’un de ses premiers admirateurs. Durant l’année 1866, c’est-à-dire pendant l’agonie de Baudelaire, les Parnassiens défrayèrent la chronique, à tel point que Barbey d’Aurevilly, le redouté « Connétable des Lettres », épingla ces nouveaux venus dans des médaillons acerbes et polémiques, leur reprochant notamment de s’être faits les imitateurs de « l’effréné Baudelaire », comme il l’écrivit à propos de Stéphane Mallarmé.
Ne pouvant plus s’adresser au poète lui-même, ce témoignage de Coppée à Madame Aupick vaut toutes les marques sincères de filiation poétique.
Ne pouvant plus s’adresser au poète lui-même, ce témoignage de Coppée à Madame Aupick vaut toutes les marques sincères de filiation poétique.