PF1213

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Lot 25
  • 25

Fléchier, Esprit

Estimate
2,000 - 3,000 EUR
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Description

  • Fléchier, Esprit
  • Oraison funèbre de Madame Marie de Wignerod, duchesse d’Aiguillon, pair de France.Paris, Sébastien Mabre-Cramoisy, 1675.
In-4 (256 x 185 mm).

reliure de l'époque. Maroquin noir aux armes, dos à nerfs muet, tranches noires. Plats un peu craquelés.

Provenance

Baron Gonzague de Saint-Geniès (ex-libris armorié).

Condition

Plats un peu craquelés.
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Catalogue Note

Les oraisons funèbres de Fléchier étaient très convoitées, suite à celle qu’il donna pour Julie d’Angennes en 1672. En 1673, élu à l’Académie, il y est reçu le même jour que Racine, et y prononce un discours qui éclipsa celui du dramaturge. Huit des oraisons funèbres dont il est l'auteur entre 1672 et 1690 ont été imprimées ; celle de la duchesse d’Aiguillon est la deuxième.
Marie Madeleine de Vignerot était fille de la sœur du cardinal de Richelieu. A la mort de sa mère, elle parait à la cour, où elle devient dame d’atours de la reine Marie. En 1620, elle épouse Antoine du Roure, marquis de Combalet, qui la laisse bientôt veuve et sans enfants. Les querelles de son oncle avec la reine mère entraînèrent son renvoi, malgré les ordres de Louis XIII. Après avoir tenté en vain de lui faire épouser le petit-fils du prince de Condé, le comte de Soisson, puis le cardinal de Lorraine, Richelieu acheta pour elle le duché d’Aiguillon en 1638. Madame de Genlis dans son Étude sur l’influence des femmes, la caractérise comme la première femme de la Cour à ouvrir sa maison aux gens de lettres : Corneille lui dédia Le Cid.

Bien que cet exemplaire ne lui ait bien sûr pas appartenu, on peut mentionner le fait que « les livres aux armes de la duchesse d’Aiguillon sont fort rares » (Olivier, planche 2313). Quentin-Bauchart consacre un chapitre à la duchesse dans les Femmes bibliophiles (II, pp. 401-402).