PF1213

/

Lot 151
  • 151

Gainsbourg, Serge

Estimate
15,000 - 20,000 EUR
Log in to view results
bidding is closed

Description

  • Gainsbourg, Serge
  • L'Homme à la tête de chou.Brouillon autographe. 1976.
  • ink, paper
Une page in-4 (281 x 221 mm), à l'encre noire. Le texte représente deux tiers de la chanson (soit 18 vers sur 28) et comporte de très nombreuses ratures, corrections, variantes et ajouts. Le feuillet est numéroté "1".

Provenance

Andrew Birkin.

Literature

Serge Gainsbourg, L'intégrale et caetera, 2009, pp. 540-541 -- Laurent de Balandras, Les Manuscrits de Serge Gainsbourg, 2011, pp. 258-259 -- Verlant - Picaud, L'Intégrale Gainsbourg, l'histoire de toutes ses chansons, 2011, 361 et suiv.

Catalogue Note

Pour cette chanson, première piste de l'album éponyme, Gainsbourg trouva son inspiration dans une oeuvre "hypnotique" de Claude Lalanne, "l'Homme à la tête de Chou".
Le synopsis de cet 'album-concept' est aussi simple que l'histoire d'amour est cruelle. Elle nous est ainsi racontée : "J'ai croisé L'Homme à la Tête de Chou à la vitrine d'une galerie d'art contemporain. Quinze fois je suis revenu sur mes pas puis sous hypnose j'ai poussé la porte payé cash et j'ai fait livrer à mon domicile. Au début il m'a fait la gueule ensuite il s'est dégelé et [m']a raconté son histoire. Journaliste à scandales tombé amoureux d'une shampouineuse assez CHOU pour le tromper avec des rockers il la tue à coups d'extincteur sombre peu à peu dans la folie et la tête qui devient CHOU".

Cette histoire s'inspire de faits réels puisque Gainsbourg acheta dans une galerie de la rue de Lille à Paris, une oeuvre de Claude Lalanne intitulée L'Homme à La Tête De Chou, qui est utilisée pour la jaquette de l'album. La chanson débute par le petit tintement de clochette que produit l'ouverture de la porte de la galerie.

L'Homme à la tête de chou, mal accueilli à sa sortie et aujourd'hui culte, marque un tournant de l'oeuvre de Gainsbourg : d'une part, il abandonne son héroïne Melody pour se consacrer aux aventures érotiques et fatales de la belle Marilou ; d'autre part, derrière les arrangements musicaux quasi symphoniques, certaines chansons sont les premières en France à s'inspirer de la musique Reggae, comme c'est le cas pour Marilou Reggae ; enfin, pour la première fois sans doute, Gainsbourg pousse à l'extrême sa poésie noire et audacieuse par le recours à la technique de "talk over" permettant à l'artiste de réciter plus que chanter.