PF1213

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Lot 111
  • 111

Murger, Henry

Estimate
6,000 - 8,000 EUR
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Description

  • Murger, Henry
  • Scènes de la bohême -- Scènes de la vie de jeunesse.Paris, Michel Lévy frères, 1851-- Ibid., id., 1851.
éditions originales. 2 volumes in-12, le premier (220 x 140 mm) ; le second  (191 x 120 mm).

tirage : un des 4 ou 5 exemplaires sur papier vergé de Hollande, seul grand papier pour chacun des volumes.
Les bibliographes indiquent 4 exemplaires (selon Vicaire) ou 5 exemplaires (selon Carteret) pour les deux volumes.

reliure uniforme signée mercier, sr de cuzin
. Maroquin rouge, plats ornés à la Du Seuil d’un double encadrement de triple filet doré avec fleurons d’angle, dos à nerfs richement ornés de fleurons et guirlandes dorés, doublure du même maroquin avec filets dorés et à froid en encadrement, tranches dorées sur témoins (pour les Scènes de la vie de jeunesse), à toutes marges, couvertures et dos. Parfait état.

[on joint :] 
Scènes de la bohême : billet autographe signé d’Henry Murger au directeur du Vaudeville pour lui demander « en surplus de mon petit service deux fauteuils de galerie » (une p. in-8, encre brune, feuillet volant plié, daté jeudi 30 juin).
Scènes de la vie de jeunesse : poème autographe signé de 72 vers « À Christine de P… », 20 mai 1842 (à l’encre brune, 4 pages in-4 sur un double feuillet de papier vélin). Traces de pied de verre circulaire. Long poème d’amour vraisemblablement demeuré inédit du « poète bohémien » : « En franchissant le seuil de cet obscur azile… ». En tête a été montée une petite gravure représentant l’écrivain.

Provenance

Paul Villeboeuf (ex-libris et monogramme doré sur chacun des volumes -- vente 1963, n°149) -- Charles Hayoit (ex-libris).

Literature

Carteret, II, 180 (exemplaire cité et reproduit) : « Le chef-d’œuvre de Murger est très rare, surtout en grand papier. » -- Vicaire, V, 1192 et 1194.

Catalogue Note

Ces éditions originales sont de la plus grande rareté.
Les Scènes de la bohême, chef-d’œuvre de Murger qui devait inspirer les opéras de Puccini et Leoncavallo, renferment ici le chapitre 21 qui fut supprimé dans les éditions suivantes. Le premier volume prit son titre définitif, Scènes de la vie de bohème, en 1855, plus proche du titre de la pièce écrite en collaboration avec Théodore Barrière et paru en 1849, La Vie de bohême. Il s'agit du seul exemplaire en grand papier doté des couvertures de l’édition.
Ce célèbre exemplaire en maroquin doublé de Mercier provient de la collection Villebœuf et a servi à Carteret pour la reproduction des couvertures.
La vie de l’écrivain Henry (ou Henri) Murger (1822-1861) fut une lutte perpétuelle contre la misère. Il obtint tout jeune une place de secrétaire chez le comte Tolstoï, emploi très mal rémunéré, puis il tomba dans la misère et fit l’apprentissage de cette « vie de bohème », dont il allait devenir le chantre. C’est dans Le Corsaire-Satan (journal dans lequel Baudelaire fut rédacteur occasionnel en 1845 et 1846), que parurent ses premières Scènes de la bohême, de 1845 à 1849. Elles rencontrèrent un grand succès populaire. Murger mourut à l’hospice avant d’avoir atteint la quarantaine. Il avait eu le temps de produire près d’une vingtaine d’ouvrages, dont le plus célèbre est, avec les Scènes de la vie de Bohème, Les Buveurs d’eau (1854). Symbole à lui seul de la vie d'artiste, à la fois insouciante et douloureuse, Murger inspira à Puccini son célèbre opéra La Bohème (1896).