PF1203

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Lot 61
  • 61

Barbey d'Aurevilly, Jules

Estimate
4,000 - 6,000 EUR
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Description

  • Barbey d'Aurevilly, Jules
  • Lettre autographe signée à Charles Baudelaire.Samedi [juillet 1857].
Un feuillet in-8, encre rouge, daté samedi [ juillet 1857].

Lettre signée « Votre ... faithful Jules Barbey d'Aurevilly » au sujet d'un article défendant Les Fleurs du Mal alors en procès, que Barbey d'Aurevilly veut faire éditer au Pays, journal dont il tenait la chronique littéraire depuis plusieurs années : "Je suis arrivé au Pays où j'ai trouvé une consigne contre vous depuis 4 jours ! Je suis allé chez M. P. Malassis. J'y ai laissé un mot pour vous et pour lui. Je voudrais vous voir. Lui aussi! [...] La poursuite absurde sera-t-elle  interrompue ? Si elle a lieu et que vous soyez acquitté comme Flaubert, l'article paraitra, m'a dit Basset. Si la poursuite s'interrompait, un mot, vite ! pour que mon article se lève comme Un Cid, pour vous".

Literature

Lettre reproduite dans "Lettres à Charles Baudelaire", Neuchâtel, La Bacconière, 1973, p. 45.
Claude Pichois & Jean-Paul Avice, Dictionnaire Baudelaire, 2002, p. 48-52.

Catalogue Note

Cette lettre témoigne du soutien amical que Barbey d'Aurevilly apporta à Baudelaire en 1857 lors du procès qui le condamna à une amende et à la suppression de six poèmes du recueil des Fleurs du Mal.
Barbey rédigea pour la défense du livre un article qui fut refusé par Le Pays. Le texte de Barbey ne parut jamais dans ce journal et fut finalement tiré à une centaine d'exemplaires dans le recueil des Articles justificatifs pour Charles Baudelaire, auteur des Fleurs du mal avec les articles d'Edouard Thierry, de Frédéric Dulamon et de Charles Asselineau. Les deux hommes partageaient une admiration réciproque qui se transforma rapidement en réelle amitié.
« Barbey dans son article défend Les Fleurs du mal avec une grande vigueur sans se soucier du manque d'orthodoxie de Baudelaire même s'il conclut ainsi "Après les Fleurs du Mal, il n'y a plus que deux partis à prendre pour le poëte qui les fit éclore : ou se brûler la cervelle... ou se faire chrétien !» (Dictionnaire Baudelaire).