PF1203

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Lot 54
  • 54

Surcouf, Robert

Estimate
4,000 - 6,000 EUR
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Description

  • Surcouf, Robert
  • Lettre autographe signée au gouverneur général Malartic.Ile de France, 11 Messidor An 7eme [29 juin 1799].
2 pages sur un feuillet in-4 (233 x 188 mm), à l'encre brune.

Catalogue Note

Maurès de Malartic est nommé gouverneur général de l'île de France (actuelle île Maurice) en 1792. 
Pour mettre fin à la famine, il passe un accord avec des corsaires, dont Surcouf, qui l'aident en 1796 à assurer la protection de l'île contre les Anglais (qui, finalement, prendront l'île en 1810) et l'approvisionner en nourriture.

Surcouf s'étant vu refuser par Malartic le commandement de sa goélette l'Emilie, sous prétexte de lettres non en règle, il cherche à quitter l'Île de France : "Incessamment j'irai demander votre agrément pour partir, sous quinze jours mon corsaire la Clarice sera prêt à mettre sous voile". Il fait également la demande au gouverneur de l'autoriser à échanger un membre de son équipage : "Veuillez, Ct général me faire le plaisir d'échanger le ct marin Gilbert qui est ici sur ça parole d'honneur depuis ça prise sur la frégate la Prudence contre un des trois dont je vous envoye leurs engagements".
Il insiste sur le fait qu'il n'y a pas d'obstacles raisonnables à son départ: "Je suis trop pénétré de votre justice pour croire que vous permettiez que l'on touche à mon équipage ainsi que de vous opposer à mon départ. Je suis ici en relâche. Justement, il ne peut y avoir qu'un embargo général qui puisse me retenir".

Le Gouverneur répond directement sur la lettre. Il refuse l'échange de marins : "il partira pour France (sic) quand il demandera la permission. [...] On fera l'usage convenable lorsque l'occasion se présentera des trois paroles d'honneur qu'il a remises."

Cette lettre fut écrite pendant la campagne de Surcouf sur la frégate la Clarisse, entre 1798 et 1800. Pendant 2 ans, il sillonne l'Océan Indien et utilise l'Île de France comme port d'attache. Ses succès innombrables et spectaculaires et la richesse de ses butins en font un héro sur l'île. Malheureusement, les relations avec les autorités ne sont pas facilitées par son aura.

Les lettres autographes signées de Robert Surcouf sont très rares.