PF1203

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Lot 24
  • 24

Mirabeau, Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau

Estimate
3,000 - 4,000 EUR
Sold
7,500 EUR
bidding is closed

Description

  • Mirabeau, Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau
  • Lettre autographe signée à J.-F. de Vitry.
    Au Bignon, 14 septembre 1781.
  • paper
2 pages sur un feuillet double (217 x 170 mm). A l'encre noire. Lettre adressée à "Monsieur De Vitry commis au bureau des finances près le controlle général A Paris". signée au verso "Mirabeau fils et datée 14 7bre". Au recto, Vitry y a noté la date de réception : "17 7bre 1781".
Petits manques de papier dus au décachetage.

Literature

Lettres inédites de Mirabeau. Mémoires et extraits de mémoires écrits en 1781, 1782 et 1783 Dans le cours de ses procès de Pontarlier (en réhabilitation), et de Provence (en séparation) avec sa femme : le tout faisant suite aux lettres écrites du Donjon de Vincennes. Publié par J.-F. Vitry, ancien employé au Ministère des Relations extérieures. Paris, 1806. Lettre XV, p. 36-37. 

Catalogue Note

Formidable lettre adressée par Mirabeau, tout juste sorti du donjon de Vincennes où il a passé quatre ans, à son ami J.-F. de Vitry, l'un de ses correspondants et confidents les plus discrets, à qui il adresse plus de 70 lettres entre 1781 et 1783. Vitry reçut également de Mirabeau de nombreux documents très privés concernant ses affaires judiciaires, ainsi que des mémoires et autres manuscrits certainement compromettants dont il annonce l'envoi dans ses lettres sans jamais les identifier. Vitry publia ces documents, mémoires et correspondance alors inédits en 1806. 
Cette lettre y figure p. 36, Lettre XV.
Mais Vitry a occulté plus de la moitié de la lettre, par conséquent restée en partie inédite. Un premier passage retranché détaille les moyens qu'utilise Mirabeau pour transmettre ses colis à J.-F. de Vitry à partir du château du Bignon où il séjourne sous la surveillance paternelle : "Le nommé Jean Doucet marchand de veaux se trouve tous les mardis à Cherroy et tous les jeudis à Paris [...] ce marché n'est fréquenté que des bouchers et il n'y en a pas un seul qui ne connaisse un de leurs agens et qui en fait le métier depuis 30 ans au moins. Quand il sera chargé d'un paquet pour vous, vous sentez bien qu'il sera averti. Donnez moi donc l'adresse de votre nouveau logement afin que si je tombe comme une bombe à Paris je sache où vous trouver." Un autre paragraphe a été retranché à la fin de la lettre. Ces deux passages occultés ont été entourés d'un trait de plume.

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