PF1203

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Lot 117
  • 117

Apollinaire, Guillaume

Estimate
20,000 - 25,000 EUR
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Description

  • Apollinaire, Guillaume
  • Poèmes. Manuscrits autographes.1913.
6 poèmes autographes, dont 2 de la main de Marie Laurencin.
139 vers sur 8 pages in-8, dont 6 pages de la main de Guillaume Apollinaire et 2 de la main de Marie Laurencin.
Manuscrits de premier jet avec de nombreuses ratures et corrections. Le manuscrit, paginé par le poète, forme un tout et comporte des ratures, des corrections ainsi que des indications typographiques ; c'est celui qui a servi à l'impression en 1913.

Publiés d'abord dans la revue Vers et Prose, T. XXXV d'octobre-décembre 1913, puis dans le recueil posthume Il y a (Messein, 1935), ces poèmes sont au nombre de six :
1) Dans le jardin d'Anna (35 vers).
2) Ispahan (43 vers).
3) Rolandseck (15 vers).
4) La Grenouillère (9 vers).
5) Montparnasse (20 vers), signé par Apollinaire.
6) Hyde Park (17 vers), signé par Apollinaire.

reliure légèrement postérieure. Bradel demi-maroquin vert à coins, dos lisse.


Provenance

Catalogue Berès, n° 56 -- Auguste Lambiotte.

Literature

Michel Décaudin, Apollinaire, Œuvres poétiques, Pléiade, 1994, p. 347-354 et 1116-1117.

Catalogue Note

La Grenouillère et Montparnasse sont de la main de Marie Laurencin avec des corrections d'Apollinaire ; le titre primitif de ce dernier poème était Après-midi, lisible sous une rature. Les vers 14 et 15 de Montparnasse : « Et vous rêvez / d'aller passer votre dimanche à Garches » permettent de dater cette pièce vers 1911-1912, époque où Apollinaire passait souvent ses dimanches chez Gabrielle Picabia à Garches.
La Grenouillère rappelle les années où Mme de Kostrowitzky habitait Le Vésinet. Apollinaire fréquentait alors Chatou et la Grenouillère où il fit la connaissance de Derain et de Vlaminck. Ce poème doit dater de cette époque.
Dans le Jardin d'Anna, premier poème de ce recueil, est à rapprocher d'Elégie (Le Guetteur mélancolique, p. 530) ; écrit pendant l'automne 1901, « ce poème est un madrigal adressé à Annie dans les premiers mois de leur séjour en Allemagne » (cf. Décaudin, Apollinaire).
Le poème Rolandseck, d'origine "rhénane", d'une écriture très ancienne, évoque dans un vers raturé et resté inédit, l'amour du poète pour Annie Playden. Il ne fut pas retenu pour Alcools.
Le dernier poème Hyde Park, s'inspire des voyages du poète à Londres en novembre 1903.