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Rare tapisserie de Paris, "le Triomphe de Léda" de la série "les Grands Dieux", atelier de Gilles Bacor, d'après Jean Ier Bérain (1640-1711), fin du XVIIe -début du XVIIIe siècle, vers 1700
A RARE TAPESTRY FROM THE SERIES THE "GREAT GODS", FIGURING LEDA'S TRIUMPH, WORKSHOP OF GILLES BACOR (DIED IN 1714) AFTER JEAN IER BÉRAIN (1640-1711), PARIS, LATE 17TH - EARLY 18TH CENTURY, CIRCA 1700
Estimate
80,000120,000
LOT SOLD. 186,750 EUR
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Rare tapisserie de Paris, "le Triomphe de Léda" de la série "les Grands Dieux", atelier de Gilles Bacor, d'après Jean Ier Bérain (1640-1711), fin du XVIIe -début du XVIIIe siècle, vers 1700
A RARE TAPESTRY FROM THE SERIES THE "GREAT GODS", FIGURING LEDA'S TRIUMPH, WORKSHOP OF GILLES BACOR (DIED IN 1714) AFTER JEAN IER BÉRAIN (1640-1711), PARIS, LATE 17TH - EARLY 18TH CENTURY, CIRCA 1700
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80,000120,000
LOT SOLD. 186,750 EUR
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Details & Cataloguing

Important Mobilier, Sculptures et Objets d’Art

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Paris

Rare tapisserie de Paris, "le Triomphe de Léda" de la série "les Grands Dieux", atelier de Gilles Bacor, d'après Jean Ier Bérain (1640-1711), fin du XVIIe -début du XVIIIe siècle, vers 1700
A RARE TAPESTRY FROM THE SERIES THE "GREAT GODS", FIGURING LEDA'S TRIUMPH, WORKSHOP OF GILLES BACOR (DIED IN 1714) AFTER JEAN IER BÉRAIN (1640-1711), PARIS, LATE 17TH - EARLY 18TH CENTURY, CIRCA 1700
en laine et soie, représentant Léda et le cygne sous un dais inscrit dans une architecture à colonnade ornée de caryatides et de deux médaillons représentant Cupidon et Zeus, le premier plan représentant un groupe de personnages, un paon et un perroquet posés sur une balustrade ; la bordure ornée de lambrequins et de rosaces
322 x 272 cm
10 1/2 x 8 7/8 ft
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Provenance

Ancienne collection du baron Gustave de Rothschild (1829-1911), hôtel Marigny, Paris

Ancienne collection Robert de Rothschild (1880-1946), château de Laversine, Seine et Oise, puis par descendance

Literature

Références Bibliographiques :

(1) H. Göbel, Die Wandteppiche, 1928, Part II, Die Romanischen Länder, Vol.II, Leipzig. no.208

L'Oeuvre de Bérain, Ornemaniste du Roy, Editions Vial, 2011

Michel Antoine, Autour de Gilles Bacor, tapissier des Gobelins, Bulletin de la Société de l'Histoire de Paris, 1955-1956, p. 47-56

R.A. Weigert, La Tenture des Grands Dieux d'après Jean I Bérain, article paru dans Mélanges en l'honneur du professeur M.D. Ozinga Opus Musivum, 1964, p. 271-284.

 

Catalogue Note

Notre tapisserie fait partie de la très rare tenture « les Grands Dieux » exécutée par Gilles Bacor (mort en 1714) dans son atelier parisien à la fin du XVIIe - début du XVIIIe siècle. Appartenant à une dynastie de liciers originaires d'Audenarde, Gilles Bacor a d'abord travaillé à la manufacture des Gobelins. Son atelier créé vers 1700 était réputé pour la finesse de ses tapisseries égalant la qualité d'une manufacture royale. Installé rue Mouffetard à l'enseigne du Grand Monarque et comptant jusqu'à dix métiers à tisser, il se spécialisa dans la production de chancelleries ainsi que dans deux suites, la série de Diane et la tenture des « Grands Dieux ». Cette dernière lui fut inspirée par des planches de Bérain avec qui il collabora étroitement. Les premiers plans ornés de personnages et d'animaux pour la plupart exotiques sont quant à eux plutôt inspirés de l'oeuvre de Monnoyer. Les cartons de cette tenture pourraient être attribués à ce dernier dont Cronström mentionne le nom de "Baptiste" dans une lettre du 7 janvier 1695 adressée à Tessin : "grotesque qui se vende en tapisserie...est du dessein Baptiste, excellent peintre et dessinateur d'ornemens icy" (cité par C. Bremer-David, French tapestries and textiles in the J. Paul Getty Museum, Los Angeles, 1997, p.75). Gille Bacor a travaillé avec ses deux neveux, Philippe et probablement Josse qui créa son atelier à Lunéville de 1718 à 1723 puis à Malgrange de 1723 à 1737 sous le patronage du duc de Lorraine.

Cette tenture des « Grands Dieux » a été attribuée pendant longtemps à la manufacture de Beauvais. Ainsi, H. Göbel (1) présente cette tenture sous le nom de « Grotesque des Dieux » par Beauvais et il en a identifié les exemplaires suivants dans des collections privées :

Une partie de la suite se trouvait dans les collections du Grand Amiral de France, Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse (1678-1737).

Le roi d'Espagne Philippe V offrit à Jean-Florent Marquis de Vallières (1667-1759) huit tapisseries de cette série qui fut par la suite partagée entre les héritiers : quatre représentant Vénus, Bacchus, Minerve, Cérès et Mars étaient conservées au château d'Alaincourt à Parnes dans l'Oise et quatre autres représentant Amphitrite, Minerve, Cérès et Mars étaient au château de Vantoux près de Dijon. Leur hauteur moyenne était de 350 cm. Comme notre lot, les tapisseries de la série « Vallière » étaient enrichies au premier plan d'animaux multicolores tels que vautour, autruche, canard, aigle, perdrix, chien, chat sauvage ou renard. La tapisserie représentant Bacchus de cette suite « Vallière » provenant du château d'Alaincourt a été vendue à Drouot, étude Rieunier et Associés, le 28 novembre 2011, lot 179 (180 000 Euros).

Deux exemplaires de cette suite représentant Apollon et Mars se trouvaient dans la collection Le Roy à Paris.

Deux tapisseries représentant Mercure et Pluton étaient dans les collections Laurent Richard en 1886. Elles furent respectivement vendues à un collectionneur américain et au comte Horace de Choiseul. Ce dernier vendit la sienne en 1897 à monsieur Delore à Paris.

Quatre autres étaient conservées dans la collection de la baronne Hirsch. Elles furent vendues lors de sa vente à la galerie Georges Petit, Paris, le 22 février 1906, lot 1 pour la somme de 39 600 francs.

Le Mobilier National possède trois exemplaires dont deux provenant elles aussi de l'ancienne collection de Robert de Rothschild au château de Laversine. Elles furent à la Galerie Nationale de Beauvais lors de l'exposition "Les Amours des Dieux, La Mythologie dans la Tapisserie du XVIIe au XXe siècle", d'avril à novembre 2004. La tapisserie représentant Pluton porte la signature BACOR sur la balustrade du premier plan.

 

 

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