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[Offenbach, Jacques (1819-1880)] -- Berlioz, Hector (1803-1869).
Estimate
3,000 - 5,000 EUR
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Description
- Mémoires.Paris: Maurice Lévy frères, 1870.
- paper
la première édition largement annotées par Offenbach.
première édition, [3 feuillets (comprenant un portrait photographique du compositeur)], 509 et [5] pages, in-4 (26.3 x 17.9 cm), avec des annotations d'Offenbach, parfois assez fournies, rédigées au crayon à papier dans les marges sur plus de 80 pages, ainsi que plusieurs marques et passages soulignés à de nombreuses autres pages, demi-veau de l'époque, reliure usagée, première charnière fendue avant la page de titre, quelques petites taches.
première édition, [3 feuillets (comprenant un portrait photographique du compositeur)], 509 et [5] pages, in-4 (26.3 x 17.9 cm), avec des annotations d'Offenbach, parfois assez fournies, rédigées au crayon à papier dans les marges sur plus de 80 pages, ainsi que plusieurs marques et passages soulignés à de nombreuses autres pages, demi-veau de l'époque, reliure usagée, première charnière fendue avant la page de titre, quelques petites taches.
Literature
D. Kern Holoman, Catalogue of the Works of Hector Berlioz, (Basle etc, 1987), p.433 (A6) ; Hopkinson 87 ; A. Faris, Jacques Offenbach (1980), pp.100-102.
Condition
Condition is described in the main body of the cataloguing, where appropriate.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
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Catalogue Note
Un exemplaire des plus remarquables. Les commentaires contenus dans cet ouvrage sont les plus révélateurs et les plus amusants qu'un grand compositeur français ait pu faire sur un autre. Pendant les années 1850, Offenbach eut des critiques élogieuses à propos de Hector Berlioz dans la revue L'artiste, à un moment où le compositeur était plutôt impopulaire. Cela n'empecha pas Berlioz de faire, en 1860, une critique assassine de l'opéra-comique Barkouf d'Offenbach, que ce dernier ne lui pardonna jamais. Offenbach parodia par la suite le grand opéra Les Troyens de Berlioz dans son opéra-bouffe Il signor fagotto, et les plus de 150 annotations dans ce volume sont le testament de cette "immense amertune" (voir Faris) avec laquelle il vint voir Berlioz.
-- Note manuscrite d'Offenbach, page 95, à propos d'une conversation entre Boieldieu et Berlioz sur les raisons de son échec au concours de l'Institut :
"Ce récit est peu croyable, ce qui est curieux c'est que quand Berlioz écrit des choses aussi peu probables, c'est toujours sur des personnes mortes, et ne pouvant pas réfuter ces contes absurdes."
-- Note manuscrite d'Offenbach, page 220 :
"Le musicien Berlioz n'accepte jamais une critique, lui qui comme critique était impitoyable souvent, méchant toujours. Il cite plus haut tous les changements qu'il à fait depuis la 1ere execcution [Roméo et Juliette] et après avoir fait entendre dans toutes les villes de l'Europe sa partition, mais les critiques qui avaient entendu l'oeuvre avant tous les changements n'avaient pas si grand tort."
-- Note manuscrite d'Offenbach, page 274, à propos de Berlioz :
"Il aurait du ajouter, la reconnaissance étant d'ailleurs peu dans ma nature."
-- Note manuscrite d'Offenbach, page 504, Berlioz décrit comment "certaines gens" recherche l'art de la même façon dont les porcs cherchent les truffes :
"Je te retrouve mon pauvre Berlioz."
"Triste fin."
A remarkable and important association copy. This is a most revealing and entertaining commentary by one leading French master on another. During the 1850s, Offenbach had championed Hector Berlioz in the reivew L'artiste, at a time when that great composer was quite unpopular; however Berlioz responded with a characteristically excoriating attack Offenbach's opéra-comique Barkouf in 1860, for which he never forgave him. Offenbach parodied Berlioz's grand opéra Les Troyens in his own opéra-bouffe Il signor fagotto, whilst the 150 or so markings in the present volume are a testament to the "undiminished bitterness" (see Faris) with which he came to view Berlioz.
Offenbach's annotation p 95, à propos d'une conversation entre Boieldieu et Berlioz sur les raisons de son échec au concours de l'Institut :
"Ce récit est peu croyable, ce qui est curieux c'est que quand Berlioz écrit des choses aussi peu probables, c'est toujours sur des personnes mortes, et ne pouvant pas réfuter ces contes absurdes".
Offenbach's annotation p 220 :
"Le musicien Berlioz n'accepte jamais une critique, lui qui comme critique était impitoyable souvent, méchant toujours. Il cite plus haut tous les changements qu'il à fait depuis la 1ere execcution [Romeo and Juliet] et après avoir fait entendre dans toutes les villes de l'Europe sa partition, mais les critiques qui avaient entendu l'oeuvre avant tous les changements n'avaient pas si grand tort".
-- Note manuscrite d'Offenbach page 274 à propos de Berlioz :
"Il aurait du ajouter, la reconnaissance étant d'ailleurs peu dans ma nature."
-- Note manuscrite d'Offenbach page 504, Berlioz décrit comment "certaines gens" recherche l'art de la même façon dont les porcs cherchent les truffes :
"Je te retrouve mon pauvre Berlioz".
"Triste fin".
-- Note manuscrite d'Offenbach, page 95, à propos d'une conversation entre Boieldieu et Berlioz sur les raisons de son échec au concours de l'Institut :
"Ce récit est peu croyable, ce qui est curieux c'est que quand Berlioz écrit des choses aussi peu probables, c'est toujours sur des personnes mortes, et ne pouvant pas réfuter ces contes absurdes."
-- Note manuscrite d'Offenbach, page 220 :
"Le musicien Berlioz n'accepte jamais une critique, lui qui comme critique était impitoyable souvent, méchant toujours. Il cite plus haut tous les changements qu'il à fait depuis la 1ere execcution [Roméo et Juliette] et après avoir fait entendre dans toutes les villes de l'Europe sa partition, mais les critiques qui avaient entendu l'oeuvre avant tous les changements n'avaient pas si grand tort."
-- Note manuscrite d'Offenbach, page 274, à propos de Berlioz :
"Il aurait du ajouter, la reconnaissance étant d'ailleurs peu dans ma nature."
-- Note manuscrite d'Offenbach, page 504, Berlioz décrit comment "certaines gens" recherche l'art de la même façon dont les porcs cherchent les truffes :
"Je te retrouve mon pauvre Berlioz."
"Triste fin."
A remarkable and important association copy. This is a most revealing and entertaining commentary by one leading French master on another. During the 1850s, Offenbach had championed Hector Berlioz in the reivew L'artiste, at a time when that great composer was quite unpopular; however Berlioz responded with a characteristically excoriating attack Offenbach's opéra-comique Barkouf in 1860, for which he never forgave him. Offenbach parodied Berlioz's grand opéra Les Troyens in his own opéra-bouffe Il signor fagotto, whilst the 150 or so markings in the present volume are a testament to the "undiminished bitterness" (see Faris) with which he came to view Berlioz.
Offenbach's annotation p 95, à propos d'une conversation entre Boieldieu et Berlioz sur les raisons de son échec au concours de l'Institut :
"Ce récit est peu croyable, ce qui est curieux c'est que quand Berlioz écrit des choses aussi peu probables, c'est toujours sur des personnes mortes, et ne pouvant pas réfuter ces contes absurdes".
Offenbach's annotation p 220 :
"Le musicien Berlioz n'accepte jamais une critique, lui qui comme critique était impitoyable souvent, méchant toujours. Il cite plus haut tous les changements qu'il à fait depuis la 1ere execcution [Romeo and Juliet] et après avoir fait entendre dans toutes les villes de l'Europe sa partition, mais les critiques qui avaient entendu l'oeuvre avant tous les changements n'avaient pas si grand tort".
-- Note manuscrite d'Offenbach page 274 à propos de Berlioz :
"Il aurait du ajouter, la reconnaissance étant d'ailleurs peu dans ma nature."
-- Note manuscrite d'Offenbach page 504, Berlioz décrit comment "certaines gens" recherche l'art de la même façon dont les porcs cherchent les truffes :
"Je te retrouve mon pauvre Berlioz".
"Triste fin".