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Dans le goût de Jacques-André-Joseph Aved
Description
- Portrait de Jean-Philippe Rameau (1683-1764)
- Huile sur toile
- 99 x 80cm
Exhibited
Literature
F. Gétreau, The portrait of Rameau: A Methodological Approach in Music in Art, Printemps 2011, Vol XXXVI, n°1-2, reproduit p.277, n°2
Catalogue Note
On sait qu’Aved était très sensible aux œuvres de Rameau, ils furent même liés d’une sincère amitié. Dans l’une de ses correspondances, datée du 11 décembre 1739, Jean-Baptiste Rousseau, poète et ami d’Aved, nous raconte que suite à un séjour chez le peintre, Aved lui prêta une partition de Rameau : « J’ai voulu, pendant que j’étois à Paris, essayer d’entonner un opéra de sa façon que notre ami M.Aved m’avoit prêté. Mais, y ayant perdu mon latin, il me vint l’idée d’une ode lyricomique sur ses partisans… » [1] Ainsi, Aved, avant d’être lié à Rameau par la peinture l’était par la musique.
L’œuvre présentée ici reste fidèle à son modèle original. Rameau est dans un intérieur, assis sur un fauteuil canné, il est vêtu d’une veste de drap rouge qui réchauffe sa pâleur cireuse que soulignent un tour de cou et de manchettes en linon. Il tient dans ses mains un violon tandis que la partition et l’archer sont posés à gauche sur un guéridon. Le sujet a le visage concentré, et pour cause, il semble pincer les cordes de l’instrument de ses mains, cherchant une mélodie, essayant de trouver les justes accords qui composeront sa prochaine pièce. Ce portrait est important car il est le seul à évoquer la relative jeunesse du compositeur.
[1] Correspondance de J.-B. Rousseau et de Brossette, lettre du 11 décembre 1739, T. II, p. 281.