PF1227

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Lot 199
  • 199

Attribué à Bernardo Strozzi

Estimate
15,000 - 20,000 EUR
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Description

  • Bernardo Strozzi
  • Portrait de Claudio Monteverdi (1567-1643)
  • huile sur toile
  • 57,5 x 47,5cm

Literature

F. Lesure, Collection musicale André Meyer, Abbeville, 1973, reproduit pl.175

Catalogue Note

Notre portrait, attribué à Bernardo Strozzi (1581-1644), l’un des peintres baroques de l’école Génoise les plus doué de son temps, représente le compositeur Italien Claudio Monteverdi (1567-1643). Ce dernier est considéré comme le père de l’Opéra ; pérennité qu’il doit à  Orfeo, premier succès de ce genre nouveau qu’il écrit en 1609. Son répertoire est aussi bien profane que sacré, il s’épanouit dans le genre du madrigal, musique vocale très en vogue à la renaissance, dont il est l’un des derniers représentants.

Le point commun entre le grand peintre et le génie musical est la foi. Bernardo Strozzi fut capucin dans sa jeunesse, mais l’autorisation de sortir de son monastère lui fut accordée afin qu’il puisse peindre. II garda cependant  son ministère de prêtre. Suite à des tensions avec sa communauté, Strozzi quitta Gênes pour rejoindre Venise en 1631. C’est à cette période qu’il rencontra Claudio Monteverdi.  Ce dernier était établi à Venise depuis 1613, date à laquelle il  avait été nommé maître de chapelle à la basilique Saint Marc de Venise. En 1633, après des études de théologie et pour satisfaire une vocation tardive, le compositeur devient prêtre.
C’est très probablement  autour de l’année 1633 que l’on peut situer notre tableau.

On répertorie aujourd’hui  deux grandes versions du portrait de Monteverdi par Strozzi (l’une en collection particulière et la seconde conservée à Innsbruck au Tiroler Landesmuseum Ferdinandeum ). Dans chacune de ces toiles le modèle apparait debout, à mi-corps, posant ses mains sur l’un de ses ouvrages, le visage de trois quart scrute le spectateur. Strozzi joue avec le costume sombre et la lumière qui éclaire le visage et les mains du génie. Dans ce portrait le peintre se fait l’écho du caravagisme. Notre tableau, d'un cadrage plus resserré, est plus un portrait intime qu’un portrait officiel, c’est en cela qu’il se démarque fortement des deux autres versions connues.