Lot 82
  • 82

P.C. de La Gardette (vers 1745 -1781) et école française de la seconde moitié du XVIIIe siècle, suite de seize dessins provenant du portefeuille de Marie-Joseph d'Albert d'Ailly, cinquième duc de Chaulnes (1741-1792)

Estimate
20,000 - 30,000 EUR
bidding is closed

Description

  • Chaque dessin : 20,5 x 16,5 cm approx.
  • Each drawing: 8 x 6 1/2 in
ensemble de seize dessins aquarellés (mine de plomb, encre et aquarelle), dont dix dessins signés en bas à gauche "de la Gardette", parmi lesquels six dessins sont paraphés en bas à droite avec l'inscription : "Le Dessin de l'autre part m'a été présenté le Samedi 20 avril 1776 par Monsieur le Duc de Chaulnes pour estre paraphé et en retenir date de ce que j'ay fais et le luy ay rendu", signés "Defouchy" , pour J-P. Grandjean de Fouchy (1708-1788), secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences en 1743 . Ces dessins représentent des appareils scientifiques.Trois dessins signés Percenet, représentant des instruments de physique ; trois dessins anonymes représentant des instruments de physique. Sept dessins (en deux séries, de trois et quatre dessins) sont encadrés

Provenance

Portefeuille du cinquième duc de Chaulnes

Catalogue Note

Le quatrième duc de Chaulnes, Michel-Ferdinand (1717-1769) joua un rôle principal dans l'évolution  des sciences naturelles dans le courant du XVIIIe siècle. Astronome et physicien, il fut l'auteur d'un article précédant le Quatrième Livre de l'Optique d'Isaac Newton concernant essentiellement l'étude des rayons lumineux et voua notamment un grand intérêt au développement et la conception d'instruments scientifiques. C'est dans ce contexte qu'il mit au point vers 1740-1745 un nouveau type de microscope dont Sotheby's à vendu un exemplaire à Paris, le 22 octobre 2008, lot 65.

Son fils Marie-Joseph d'Albert d'Ailly (1741-1792), duc de Picquigny puis cinquième duc de Chaulnes fut comme son père un collectionneur passionné, qui accumula dans son cabinet autant d'objets d'histoire naturelle que d'objets d'art. Il réunit une importante collection composée d'instruments scientifiques, d'un cabinet de minéralogie et un vaste cabinet d'antiquités égyptiennes, chinoises et grecques. Thiery a donné une description de son hôtel dans l'édition de 1787 dans son Guide des Voyageurs à Paris indiquant que les objets étaient disposés au milieu des tableaux, des vases de marbres, de sculptures, de porcelaine de Chine et de Wedgwood qu'il fut un des premiers français à apprécier. 

Doté d'un caractère assez fantasque, il partit en Egypte dans les années 1760 et dirigea des fouilles à Saqqarah. Les dessins illustrent des appareils inventés ou améliorés par le duc de Chaulnes pour ses expériences. L'un des dessins a été publié dans "Nouvelles méthode pour saturer d'air fixe, à la fois & en moins d'une minute, vingt-cinq ou trente pintes d'eau & même plus" dans Rozier, Observations et Mémoire sur la physique, sur l'histoire naturelle et sur les arts et métiers, t. IX, Paris, 1777, pp. 287 à 291, pl. II.