Lot 76
  • 76

Suite de quatre fauteuils en bois doré d'époque Louis XVI, estampillée G. IACOB

Estimate
40,000 - 60,000 EUR
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Description

  • Haut. 89 cm, larg. 59,5 cm, prof. 60 cm
  • Height 35 in; width 23 1/2 in; depth 23 2/3 in
à dossier cabriolet, le dossier et la ceinture sculptés d'une frise de rais-de-coeur ; reposant sur des pieds fuselés à cannelures rudentées ; recouverts de soie bleue

Condition

Illustration is not completely accurate. Gilding is actually less red and blue silk colour less turquoise. Good overall condition. With few expected chips. Stable structure. A little wear to the gilding as well as to the cover. Very elegant model, nice set.
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Catalogue Note

Georges Jacob, menuisier reçu maître en 1765

Né en 1739 en Bourgogne, Jacob entre dès 1755 comme apprenti dans l'atelier de Delanois, puis fonde son propre atelier rue Meslée. Il compte bientôt parmi sa clientèle des membres de la famille royale, notamment la reine Marie-Antoinette et les frères du roi, le comte de Provence et le comte d'Artois. A la fin de l'Ancien Régime, Jacob met en œuvre des formes nouvelles qui deviendront les caractéristiques du style Directoire, comme le dossier renversé en crosse et les pieds en sabre. Sa rencontre avec David marque un moment décisif dans sa carrière et dans l'évolution de son style : afin de servir de décor à ses tableaux, le peintre fait appel au menuisier pour réaliser un mobilier inspiré de l'Antiquité dont l'influence sur le style Empire sera déterminante. Grâce à la protection de David, Jacob traverse sans encombre les troubles de la période révolutionnaire. Il cède son atelier à ses deux fils en 1796, puis à la mort de son aîné en 1803, s'associe avec le cadet. Georges Jacob s'éteint à Chaillot en 1814 ; sa production, extrêmement importante car étendue sur cinq décennies, marque de façon significative l'art de la menuiserie.

Jacob nous livre ici l'un des modèles de siège les plus aboutis, parmi ceux produits sous le règne de Louis XVI. Le dossier trapézoïdal s'incurve, comme il se doit, en léger "cabriolet" ; l'accotoir, en retrait de l'assise ainsi qu'on l'observe souvent, est relié au pied antérieur par un support en contre-courbe, reposant sur une base à triglyphe. Les traverses de l'assise, légèrement bombées, contribuent à adoucir l'allure rectiligne de l'ensemble, tandis qu'une rosace sculptée dissimule les chevilles du dé de raccordement. Les cannelures rudentées, enfin, concourent encore à affiner les pieds fuselés. Quant à la frise de rais-de-coeur courant le long du dossier et de la ceinture, elle permet de faire jouer la lumière sur la dorure et de souligner la silhouette élégante du fauteuil .