Lot 115
  • 115

Louis-Godefroy Jadin

Estimate
20,000 - 30,000 EUR
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Description

  • Louis-Godefroy Jadin
  • La plaine de Montfort-L'Amaury
  • Signé indistinctement  L. Godefroy Jadin en bas à droite
  • Huile sur toile

    Louis-Godefroy Jadin ; View of Montfort l'Amaury ; Indistinctly signed lower right ; Oil on canvas

  • 115,5 x 226 cm ; 45 1/2 by 89 in
  • 115.5 by 226 cm

Provenance

Ferdinand-Philippe,  Duc d'Orléans, 1834 (acquis auprès de l'artiste);
Mme la Duchesse d'Orléans, 1842 (par héritage du précédent) ;
Vente, Paris, Propriété de la Duchesse d'Orléans, 18-21 janvier 1853, lot 38;
Henry Paul (acquis à la vente ci-dessus); 
Collection privée Californie

Exhibited

Paris, Salon, 1834, no. 1015

Literature

A. Decamps, Le Musée: revue du Salon de 1834, Paris, 1834, pp. 90-91, 101, illustré face à la p. 91
G. Laviron, Salon de 1834, Paris, 1834, pp. 344-45
G. Planche, Salon de 1834, reproduit  in Études sur l'École française, 1855, Paris, pp. 264-65
H. Robert, "Le Destin d'une grande collection princière au XIXe siècle: L'exemple de la galerie de tableaux du Duc d'Orléans, Prince Royal," Gazette des Beaux-Arts, Juillet, 1991, p. 53
Hervé Robert, Le Mécénat du  Duc d'Orléans, Paris, 1993, cité p.109, sous la note n°75.

Condition

The following condition report was kindly provided by Simon Parkes Art Conservation, Inc: This painting has been quite recently restored and should be hung as is. The canvas has been lined using glue as an adhesive and the paint layer is stable. The cracking is nicely restrained by the lining and there is a good deal of original texture to the paint still. There are a few retouches to the paint layer, yet this is to be expected given the scale of the picture, and there seems to be little or no abrasion. Any slightly thin patches, for instance in the tree trunks in the upper left, appear to be original. There is a loss that is a little larger than any other restoration situated in the center of the picture to the right of the female figure. There are also a few other intermittent restorations which are visible under ultraviolet light, yet none of them are significant in any way. Overall the condition is very good and the picture could be hung as is.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
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Catalogue Note

La Plaine de Montfort-l'Amaury disparut du marché après avoir quitté la collection de la famille du duc d'Orléans en 1853. Largement acclamé comme le triomphe du paysage au Salon de 1834, il s'agit d'une œuvre importante de l'histoire des tableaux du XIXème siècle et sa redécouverte aux Etats-Unis permet de mieux connaître la richesse du contenu des Salons des années 1830.

Egalement appelé L'Abreuvoir ou La Mare, ce tableau fut considéré comme le paysage le plus frappant du Salon au cours duquel d'autres œuvres remarquables furent exposées, comme l'Exécution de Mme Jane Grey par Paul Delaroche (Londres, National Gallery) et Femmes d'Alger par Delacroix (Paris, Musée du Louvre), œuvres fondamentales du mouvement Romantique.

Avec un horizon placé très près du bord supérieur du tableau et la ligne des silhouettes du bétail qui se détache dans une lumière contrastée au premier plan, Jadin crée une composition incontestablement et profondément originale.

La Plaine de Montfort-l'Amaury fut immédiatement remarquée par les critiques qui annoncèrent un véritable changement dans la peinture française. Gustave Planche et Alexandre Decamps soulignèrent  à cette occasion l'importance pour un peintre de paysage de commencer de la nature même. Selon Planche « Jadin a trouvé un poème tout prêt, et  il a  su le rendre merveilleusement rendu.»

L'oeuvre fut acquise par le Duc d'Orléans,  jeune héritier au trône de France et ardent collectionneur des peintures contemporaines. Sa position exigeait qu'il observe une certaine impartialité dans ses achats, mais ses goûts le portaient  vers le mouvement Romantique. Il mourut prématurément en 1848, dans un accident de carrosse et le règne de son père, Louis-Philippe pris fin la même année, causant la dispersion de la collection d'Orléans.