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Vésale, André
Description
- Vésale, André
- De humani corporis fabrica librorum epitome.Bâle, Johannes Oporinus, 1543.
reliure moderne. Vélin souple doré.
Provenance
Ex-dono manuscrit, en bas du titre : Suo dilecto Gregorio Cellareis Huld Zvinglius F. Dono dabit 1549.
Literature
One Hundred Books famous in medicine, 1995, n° 18b : "Published in a larger format than the Fabrica, in the form of separate sheets to be used for wall charts, and not necessarily bound, the Epitome is considerably rarer than the Fabrica today. Many copies are incomplete, and the last two, unsigned sheets, printed with individual parts of the body to be cut out and used as overlays for other figures, are especially rare".- Heirs of Hippocrates, n° 291 : "The Epitome is an illustrated compendium of all that was contained in the Fabrica and it represents an extremely skillful condensation of the immense amount of detail in the Fabrica. Almost all of the wood blocks used in the Epitome were prepared especially for it and do not appear in the Fabrica".- Choulant, History and Bibliography of Anatomic Illustration, pp. 180-181.
Catalogue Note
La naissance de l'anatomie moderne.
Chef-d'œuvre de la Renaissance, le De humani corporis fabrica vit le jour à Bâle en juin 1543.
Médecin de l'empereur Charles Quint, André Vésale (1515-1564) y exposait la première synthèse de l'anatomie moderne, fondée sur la dissection et l'observation directe. Dans le même mois de 1543, il fit paraître l'Epitome, abrégé de son œuvre maîtresse.
L'illustration comporte, gravé sur bois, le fameux frontispice où Vésale dissèque lui-même un cadavre dans un amphithéâtre, entouré d'une foule attentive, puis le portrait de l'auteur. Viennent ensuite neuf planches anatomiques, dont sept en premier tirage, et les deux superbes nus masculin et féminin, également inédits. Les compositions expressives reviennent à plusieurs artistes de l'entourage du Titien qui dirigea leur travail, dont le peintre Jean de Calcar.
On relèvera que les figures ne sont pas identiques aux planches de la Fabrica et qu'elles mesurent quelque six centimètres de plus en hauteur. Le commentaire est inédit. Les deux derniers feuillets, imprimés au recto seulement, font souvent défaut du fait que ces parties anatomiques étaient destinées à être découpées en vue de les placer ailleurs dans le livret. Selon l'ambition de l'auteur, l'Epitome a été conçu à l'usage de ceux qui ne pouvaient s'offrir la Fabrica. Les planches étant plus souvent placardées que reliées, l'Epitome est beaucoup plus rare que l'œuvre maîtresse dont il subsiste environ 140 exemplaires, tandis que l'Epitome n'est connu qu'à une trentaine d'exemplaires, plus ou moins complets.
Bel exemplaire, malgré une légère trace de pliure médiane, comme souvent. Mouillure habilement restaurée.