Lot 67
  • 67

Papus (pseudonyme de Gérard d'Encausse)

Estimate
4,000 - 6,000 EUR
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Description

  • Papus (pseudonyme de G�rard d'Encausse)
  • Traité élémentaire de science occulte. Paris, Chamuel, 1898.
Liste des 31 documents reliés en tête dans cet ouvrage : photographies (14), lettres autographes (15) et le reste divers papiers, factures, brouillons d'articles....
1. Une photographie originale représentant Philippe sur sa motocyclette, et son gendre le docteur Lalande (Marc Haven) dans la cour du petit hôtel de la rue de la Tête d'or à Lyon où vinrent en personne ou par ambassade les sommités politiques du monde entier. Cette photo envoyée par Philippe à m E.A. Férard date de 1900.
2. Une lettre autographe signée de Philippe à M Férard, non datée mais écrite et remise à Lyon en 1900. Les autographes de Philippe sont d'une infinie rareté ; ils offrent du point de vue historique un intérêt d'autant plus grand que la plupart des biographes du maitre lyonnais ne l'ont connu que par ouï-dire.
3. Une photo de Saint-Yves d'Alveydre.
4. Une lettre de Saint-Yves à J. Péladan, l'invitant à déjeuner et parlant des relations de Saint-Yves avec M Flourens, ministre des affaires Etrangères.
5. Une lettre de la Marquise d'Alveydre à J. Péladan. La marquise était née Comtesse Keller et fut intimement mélée à la diplomatie russe.
6. Une photo du Tsar Nicolas II et de son fils. Le Tsar Nicolas II fut amené au Martinisme par Philippe.
7. Une photo indirecte de la tsarine Alexandra Feodorovna, martiniste, si abjectement calomniée pour sa protection à l'égard de Philippe et plus tard de Raspoutine.
8. Une photo originale de divers martinistes dont Papus et le Dr Rozier, à l'occasion du mariage du secrétaire de Papus à Montmartre.
9. Une lettre de Papus à Mme E.A. Férard.
10. Un avis de virement par le C.L.
11. Une lettre du docteur Rozier à M Férard, le remerciant d'un envoi de crevettes roses «qu'il a trouvées très fraiches et très bonnes et dont il s'est bien régalé».
12. Une lettre du docteur Lalande gendre de Philippe à Mme Férard, lui annonçant de la part de Philippe une baisse pour demain 6 mars 1900 à la Bourse sur les rentes françaises. Elle eut lieu mais fut infime et d'ailleurs suivie d'une reprise ainsi qu'annoncé.
13. Une lettre avec enveloppe adressée par Mme Encausse née d'Argens à M Férard.
14. Une photo de Ch Barlet.
15. Une lettre avec enveloppe adressée par Barlet à Emile Ferdar (E.A. Férard) relative à des conférences faites par ce dernier sur les prophéties de St Malachée (?)
16. Deux photos de Sédir (Yvon Le Loup)
17. Une très curieuse lettre de Sédir à une dame.
18. Une photo représentant le poëte Jean Carrère, martiniste, avec deux dames à un rallye paper
19. Une photo de M E.A. Férard, Jean Carrère, Firmin Roz, V.H. Bérenger, alors élèves boursiers au lycée Henri IV
20. Une longue et belle lettre de J. Carrère relative à une grave maladie de M E.A. Férard.
21. Le brouillon d'un article archéologique sur le «Rhombos» des anciens, identifié  par M Férard. Cet article est annotée de la main de M Salomon Reinach.
22. Une photo de M et Mme Férard à un rallye paper
23. Une lettre de Mme Férard à son mari
24. Une amusante photo figurant la belle-fille de Papus, Germaine T... à cheval sur sa servante sellée
25. Deux photos de dames martinistes.
26. Un billet de Serge Basset (martiniste) mort à la guerre de 1914 correspondant du Petit Parisien
27. Une lettre de Mme Serge Basset.
28. Une lettre de Ch. Détré qui succéda à Papus comme Président du suprême conseil de l'ordre martiniste. Cette lettre est adressée sous enveloppe à M Férard.
29. Un prospectus relatif à des publications martinistes
30. Une très curieuse lettre du Sar Peladan au Seigneur C Solly sur papier officiel jaune illustré de l'ordre de la Rose Croix
31. Les premières pages avec envoi signé à Albert Wolff du volume de poésies «La Muse noire» publié par Stanislas de Guaita. Ces pages sont annotées par M E.A. Férard

Provenance

Charles Laurent (envoi)--Georges Hugnet (ex-libris).

Catalogue Note

Cet ouvrage contient une longue note manuscrite datée du 31 .10.1922 . Elle dresse la liste des 31 documents reliés en tête dans cet ouvrage : photographies (14), lettres autographes (15) et divers papiers, factures, brouillon d'articles. Cet ensemble concerne la société martiniste de l'époque et ses membres les plus influents : Philippe, Férard, Saint-Yves d'Alveydre, lettres adressées à Joséphin Péladan, photos du Tsar Nicolas II (martiniste), de Papus, du Dr Rozier, de Sédir, de Jean Carrère, etc, ainsi que les premières pages avec envoi signé d'un ouvrage de Stanislas de Guaita (dédicataire de l'ouvrage de Papus) : "La meilleure édition de cette petite encyclopédie de l'occultisme chrétien dont alors le martinisme fut le diffuseur et le champion. Elle parut à l'apogée de cet ordre mystique presque au moment où le grand maitre du martinisme, Nizier Philippe, conférait une influence si fameuse à la cour de Russie, où Saint-Yves d'Alveydre établissait son Archéomètre, instrument et résumé de toute connaissance, où l'Ecole des sciences hermétiques institué rue de Savoie par Papus (...) ce volume est à la fois une curiosité bibliophilique de premier ordre et aussi un document historique capital pour l'histoire pittoresque du mouvement occultiste contemporain. Sa composition qui s'étend sur un quart de siècle environs mesure exactement la durée, la figure du martinisme christique qui joua dans le mouvement social et politique des débuts du XXe siècle un rôle à peu près inconnu mais considérable. Avec la mort de Papus arrivée en 1916 pendant la guerre à laquelle il participa comme médecin-major. Le martinisme a cessé sinon d'exister, au moins d'exister tel qu'il était  ou voulait être, (...) L'ordre avait d'ailleurs été déchiré par des dissensions dès 1903 et l'on ne peut ni ne doit confondre les hommes et l'oeuvre martiniste de 1898 à 1903 avec tout ce qui l'a précedé, suivi, imité. Cette erreur a pourtant déjà été commise et le sera nombre de fois encore par les pseudo-historiens des sociétés secrètes. C'est dans le but d'éclairer les figures et les choses que ce volume a été constitué ainsi par M E.A. Férard.
Le martinisme est un courant de pensée ésotérique qui remonte au XVIIIe rattaché à la mystique judéo-chrétienne. Ce courant de pensée remonte à Joachim Martinès de Pasqually, fondateur en 1761, de l'Ordre des Chevaliers Maçons Élus Coëns de l'Univers, puis à son secrétaire, Louis-Claude de Saint-Martin, dit "le philosophe inconnu", célèbre par son livre Tableau naturel des rapports qui existent entre Dieu, l'homme et l'univers (1782). Le mot "martinisme" joue donc habilement sur les noms propres "Martinès" et "Saint-Martin".