Lot 35
  • 35

Napoléon 1er

Estimate
10,000 - 15,000 EUR
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Description

  • Napoléon 1er
  • Lettre signée "Napoléon" à Eugène de Beauharnais.Avec corrections et ajouts autographes.Saint-Cloud, 16 septembre 1805.
les préparatifs de la bataille d'austerlitz.
"il faut parler paix, mais agir guerre"




7 pp. sur 2 doubles feuillets in-4 (231 x 184 mm) liés ensemble par un lacet rouge. Trace d'onglet.

Provenance

Pierre Branda (selon la Correspondance générale).

Literature

Napoléon Bonaparte. Correspondance générale. 2008. Tome V, n° 10814.

Catalogue Note

à la veille de la bataille d'ulm, sur la route d'austerlitz, l'empereur envoie ses instructions au vice-roi d'italie, son fils adoptif.

La Marche Forcée de la Grande Armée ordonnée par Napoléon nécessite le soutient logistique de toutes les régions de l'Empire. Napoléon exige plus de fermeté de la part du prince dans le recrutement ou la réquisition de matériel d'approvisionnement : "Il ne faut rien épargner pour réunir mon armée et lui faire fournir tout ce dont elle pourrait avoir besoin. [...] Vous avez fait louer 200 chevaux au général Lacombe S. Michel, qu'est-ce que 200 chevaux [...] Je ne vois pas pourquoi vous y trouverez de la répugnance [...]. Dans toutes les circonstances semblables, on a fait des réquisitions de chevaux. ces n'est pas 900 chariots que je prenais lorsque j'étais en Italie mais 2000".
Il assure Eugène, vice-roi d'Italie, de son soutient militaire en cas d'attaque autrichienne dont il doute cependant : "Vous sentez bien que ce n'est que par extrême prévoyance que je pense à des choses de cette nature, car je ne puis penser que l'armée autrichienne puis lutter contre la mienne, si elle est un peu habilement dirigée".
Enfin, l'Empereur l'informe du déroulement des opérations : "[...] des troupes autrichiennes [sont] entrées à Munich. L'Electeur s'est retiré sur Wurtzburg où il a rassemblé son armée, forte de 25 mille hommes. Il est avec moi, ainsi que la plupart des petits princes d'Allemagne. Ceci est pour vous seul. Duroc est à Berlin. Je suis bien avec la Prusse ; mais la Russie lui fait une très grande peur. Les Russes ne sont pas encore entrés en Gallicie, mais probablement ils y seront à la fin de septembre. Mon armée sera digne de sa réputation et battra ce ramas de recrues, je l'espère."

Intéressante et longue lettre de Napoléon, à la veille de la bataille d'Austerlitz reflétant le génie stratégique et logistique de l'Empereur.