Lot 296
  • 296

Thomas Couture

Estimate
20,000 - 30,000 EUR
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Description

  • Thomas Couture
  • Portrait de Ferdinand Barbedienne
  • Monogrammé en bas à droite TC
  • Fusain et craie blanche sur papier
  • 53 x 40, 5 cm ; 21 x 16 in

Provenance

Collection Leblanc-Barbedienne

Exhibited

Catalogue des oeuvres de Thomas Couture, Palais de l'Industrie, Paris Septembre 1880, n°218 ;
Exposition des oeuvres de Thomas Couture, Galerie Levesque & Cie, Paris juin-juillet 1913, n°1 de la section des dessins.

Catalogue Note

L'un des grands peintres d'histoire et de genre du XIXe siècle, devenu chef de file de la peinture officielle depuis le triomphe de son célèbre tableau Les Romains de la décadence au Salon de 1847, Couture s'est toujours passionné pour l'art du portrait, qu'il pratiqua tout au long de sa carrière. En un temps d'épanouissement de la peinture de paysage, la figure humaine demeure au centre des préoccupations de Couture, faisant de lui l'un des derniers grands peintres classiques. Sous la monarchie de juillet et la première décennie du Second Empire, Couture devint le portraitiste des artistocrates, bourgeois et artistes du Tout-Paris. Ses pinceaux ont immortalisé des hommes politiques, médecins, industriels, personnalités du monde artistique, ainsi que plusieurs mécènes et collectionneurs. Parmi eux, Ferdinand Barbédienne, industriel, collectionneur et ami de Couture. Notre dessin est une étude, très travaillée et aboutie, du visage de Barbédienne pour le grand portrait conservé dans la collection Leblanc-Barbédienne (cf. Bénédicte Ottinger, Thomas Couture, Portraits d'une époque, Paris, 2003, p.9).

Barbédienne (1810 - 1892), industriel français, est principalement connu pour sa fonderie de bronze de reproduction d'art. Fils d'un modeste cultivateur normand, il fit une première fortune dans les papiers peints avant de s'associer en 1838 avec le mécanicien Achille Collas (1795 - 1859), qui venait d'inventer un procédé de reproduction en bronze et, à plus petite échelle, d'objets d'art. En 1839, Barbédienne fonda la maison où il fit reproduire en bronze la plupart des statues des musées d'Europe, suffisamment réduites pour pouvoir orner les intérieurs modernes. Son idée était de démocratiser l'art, en rendant accessible de fidèles reproductions de chefs d'oeuvre. Les thèmes choisis sont souvent allégoriques, et puisent largement dans le répertoire antique. Il appliqua ses procédés aux travaux de sculpteurs de son époque (Barye, Fremiet, Mène, Chapu, Stecchi etc.) et créa de très nombreux modèles de bronze d'ameublement, des émaux, cloisonnés, hauts et bas-reliefs en bois etc. Par les contrats d'édition qu'il leur proposait, il contribua à leur succès par la diffusion de leurs oeuvres. 
La qualité de la fonte, de la ciselure et de la patine, propres à la manière Barbédienne ont fait que progressivement, la signature du fondeur a gagné en importance. Notamment grâce à Ferdinand Barbédienne, le rapport de sculpteur à fondeur est devenu analogue au rapport entre le compositeur et l'interprète pour la musique.