- 191
Antoine-Louis Barye
Description
- Antoine-Louis Barye
- Singe monté sur un gnou
signé Barye
- bronze à patine brune
- Haut. 23,5 cm; larg. 25,2 cm
- Height 9 1/4 in; width 10 in
Provenance
Ancienne collection Barye ;
Collection Emile Laffon
Exhibited
Catalogue des oeuvres de Antoine-Louis Barye, membre de l'Institut, Paris, Ecole des Beaux-Arts, 1875
Literature
Références bibliographiques
I. Leroy-Jay Lemaistre, Cat. exp. La griffe et la dent, Musée du Louvre, Paris, 1996, p. 71
M. Poletti, A. Richarme, Barye, Paris, 2000, p. 121, A1
Catalogue Note
Le sujet cocasse de cette pièce est tout à fait atypique dans l'œuvre de Barye. Cette composition est d'ailleurs décrite par Glenn F. Benge comme une "zoological joke" , tant il semble improbable qu'un orang-outan d'Asie puisse jamais rencontrer un gnou d'Afrique dans la nature. L'artiste s'est inspiré d'un dessin de Thomas Landseer, publié à Londres dans les Portraits humoristiques d'animaux de J. Barrow (1832), figurant un orang-outan chevauchant un gnou. Le musée du Petit Palais en conserve un calque fidèle de la main de Barye (Inv. no. 1042). Peut-être faut-il également chercher l'inspiration de cette pièce dans l'arrivée en 1836, au sein de la Ménagerie du Jardin des Plantes, d'un singe de Sumatra nommé "Jack", resté célèbre pour sa drôlerie et son esprit joueur. A sa mort l'année suivante, Barye fut autorisé à assister à sa dissection et en réalisa un croquis (ENSBA, inv. no. 127), ce qui laisserait à penser que le premier modèle de la sculpture remonterait à cette époque.