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Jean-Baptiste Carpeaux
Description
- Jean-Baptiste Carpeaux
- Portrait du sculpteur Alexandre Falguière
- Signé et daté en bas à droite JB Carpeaux 1861
- Huile sur toile
- 55 x 46 cm ; 21 1/2 by 18 in
Exhibited
Four Guest Galleries from Paris at Paul Rosenberg and Co: French Painting 1600-1900, New York, Paul Rosenberg & Co, mars-mai 1982, n°42;
Carpeaux peintre, Valenciennes, Musée des Beaux-Arts, 8 octobre 1999 - 3 janvier 2000, Paris, Musée du Luxembourg, 24 janvier- 2 avril 2000, Amsterdam, Musée Van Gogh, 21 avril - 27 août 2000, p.236, n°259, reproduit en couleur p.77 (ill 76)
Literature
Condition
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Catalogue Note
Alexande Falguière (Toulouse, 1831 – Paris, 1900) est le condisciple et ami de Carpeaux à la villa Médicis en 1860-1861. Ce portrait ainsi qu'un Portrait de Carpeaux par Falguière (dessin, vers 1860, Musée des Beaux-arts de Dijon) attestent de leur amitié.
Falguière devint un important sculpteur, parmi ses oeuvres célèbres citons Tarcisius martyr, La danseuse égyptienne, un Monument à Courbet, ainsi qu'un certain nombre de portraits.
En 1859, le sculpteur arrive à la Villa Médicis et devient vite l'ami intime de Carpeaux, qui exécutera d'ailleurs son portrait. Comme le raconte Fromentin citant Falguière, ils parcourent ensemble la ville fréquentant les milieux populaires: "Vois-tu mon vieux, me disait Carpeaux, ce n'est pas en considérant l'Apollon du Belvédère que tu deviendras un grand sculpteur. La sculpture c'est la vie; la vie, c'est le mouvement, et c'est ici que tu apprendras à le rendre. Mets-toi dans la tête les physionomies, les allures, les gestes de tous ces gens-là, regarde-les aller, courir, jouer, se disputer, se battre; et, de retour à l'atelier, ferme les yeux, rappelle-toi leur attitude, fixe-les vite par un croquis ou par une ébauche en terre. Les modèles de l'Académie sont tous figés, ils ne peuvent nous donner des enseignements sur la construction précise du corps; c'est dans la rue que nous devons étudier notre art, non pas au Vatican" (Cf. Catalogue de l'exposition Carpeaux peintre, Valenciennes, Musée des Beaux-Arts, 8 octobre 1999-3 janvier 2000, pp.38-39).
La figure du sculpteur émerge de l'obscurité d'une manière quasi caravagesque. Carpeaux utilise une touche matiériste qui donne un aspect très dense au personnage. Le côté mystérieux du portrait le rend particulièrement intéressant et émouvant.