- 84
Statue, Nord de la Nouvelle-Irlande
Description
- Statue
- haut. 181 cm
- 71 1/4 in
Provenance
Acquise de ce dernier par le Neprajzi Muzeum, Budapest, en 1898
Neprajzi Muzeum, Budapest (ref. n° 14.369)
Maurice Bonnefoy, Paris
Collection privée, acquise en 1981
Exhibited
New York, Metropolitan Museum of Art, 5 août 1986 - 22 février 1996. Prêt de longue durée, inv. L.1986.92.3
Indianapolis, Indianapolis Museum of Art, 27 octobre 1999 - 8 février 2011. Prêt de longue durée, inv. TR10284/1
Au revers de la tête, le numéro "14369" est inscrit à trois reprise, à l'encre rouge, à l'encre noire et poinçonnée. Une étiquette tapuscrite porte le numéro "2127".
Condition
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
Catalogue Note
Cette impressionnante statue fut vendue en 1898 au Neprajzi Muzeum de Budapest par le marchand d'art hongrois, d'origine italienne, Giovanni Battanin. Ce dernier fut, au tournant du XXe siècle, l'un des plus importants pourvoyeurs du musée dans le domaine des arts océanien, et en particulier de Nouvelle-Irlande. Si les archives du musée ne détaillent pas la provenance antérieure (date d'acquisition, collecteur) des œuvres achetées à Battanin, ici la complexité de la sculpture et la qualité dans l'ajourage des détails sont très caractéristiques des anciens malangan, tout comme les nombreux aplats de bleu provenant de l'outremer synthétique apporté par les Européens vers 1875, qui l'utilisaient comme bleu de lessive.
La figure humaine constitue l'unité de base de la sculpture malangan (Gunn et Peltier, 2007 : 222). Ces personnages étaient exposés - le pieu fiché dans la terre - durant les rituels funéraires et commémoratifs malangan pour honorer une personne défunte, sans pour autant fonctionner en tant que portraits. "Leur rôle était d'inspirer la crainte et de montrer le respect que le commanditaire de la sculpture portait à l'individu honoré" (Barnecutt in Sotheby's, Paris, 24 mars 2010 : 27). Ici, cette crainte devait naître à la fois de la dimension et des volumes particulièrement imposants, et de la richesse de l'iconographe. Le commanditaire possédait le droit de reproduction des motifs utilisés, associant ici, à l'immense bouche de poisson d'où émerge le personnage masculin, plusieurs types d'oiseaux et des serpents.