- 15
Statue , Mossi, Burkina Faso
Description
- Mossi
- Statue
- haut. 56,5 cm
- 22 1/4 in
Provenance
Collection Louis Carré, Paris
Loudmer, Drouot, Paris, Collection et bibliothèque Louis Carré, 27 juin 1985, n° 209
Collection Patrick Caput, Paris
Alain de Monbrison, Paris, 2000
Collection Robert M. et Lillian Montaldo Bohlen, Michigan
Pace Primitive, New York, 2008
Collection privée
Exhibited
New York, Pace Primitive, Sculptural tradition of the French Sudan, été 2008
Literature
Monbrison, XXe Biennale des Antiquaires, 2000, n° 13
Pace Primitive, Sculptural tradition of the French Sudan, 2008
Condition
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
Catalogue Note
La grande statuaire Mossi est rare et cette sculpture - parmi les plus tôt entrées dans les collections occidentales - en constitue l'une des expressions les plus sensibles, révélant avec force à la fois le talent et l'individualité artistique de son auteur.
Selon Christopher Roy (1987 : 152 - 167), ces statues ont pour rôle essentiel d'affirmer l'autorité du chef (naba). Commanditée pour le personnifier, des années durant, lors des festivités annuelles Na-poosum dédiées aux ancêtres - masculins ou féminins -, elle est conservée dans la case de la femme la plus âgée du chef. Le contexte d'utilisation et leur conservation dans un lieu fermé expliquent à la fois leur rareté et le style très individuel de chacune. Selon Roy (idem : 158) "un artiste ne sculpte parfois dans sa vie qu'une ou deux statues pour un chef ; et il ne peut travailler que pour un ou deux chefs de la région".
Ici le sculpteur a remarquablement mis en valeur l'idéal Mossi de la beauté féminine. A la dynamique de la pose répond de profil l'extraordinaire tension engendrée par la cambrure profonde, soulignant les membres fuselés et la vigueur des galbes. L'élégance de la stature est accentuée par la prégnance du visage aux traits concentrés et aux yeux sertis de métal, et par la profonde patine sombre, qui révèle dans la veinure affleurante du bois, la très grande ancienneté de l'œuvre.