Lot 105
  • 105

Statuette, Luluwa, République Démocratique du Congo

Estimate
16,000 - 20,000 EUR
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Description

  • Luluwa
  • Statuette
  • haut. 18,5 cm
  • 7 1/3 in

Provenance

Collectée par Hans Himmelheber
Charles Ratton, Paris
Collection Josef Mueller, acquise avant 1939
Musée Barbier-Mueller, Genève, n° BMG 1026-85 (inscrit à l'encre blanche sous le pied droit)
Calmels Cohen, Drouot-Montaigne, Paris, 10 et 11 juin 2004, n° 10
Collection privée

Socle Inagaki

Condition

Very good condition overall; wear consistent with age and use within the culture. Fine thick encrusted patina, varying from reddish-brown to black in places.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
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Catalogue Note

Cette statuette, de même que celle n° 104 – dont les numéros d'inventaire dans la collection Barbier-Mueller se suivent immédiatement - furent acquises avant 1939 par Josef Mueller auprès de Charles Ratton. Elles témoignent d'un style parmi les plus saisissants du bassin du Congo : la statuaire des Bena Luluwa. Leurs figurines de femmes exhibant une petite coupe remplie de kaolin, appelées bulenga (« pour la beauté, pour la chance », cf. Timmermans, 1966 : 22-23), visaient à protéger les nouveau-nés et les enfants en bas âge.
La beauté qu'elles expriment est celle arrangée par la main de l'homme, à travers les tatouages envahissant le corps et la coiffure à l'ancienne relevant les cheveux en pointe au-dessus de la tête. Cette beauté constitue, dans la pensée Luluwa, les gages d'intégrité physique et morale permettant de lutter contre les attaques des sorciers. Elle est sublimée ici par la dignité de la pose et de l'expression, et par les traces du mélange de poudre de bois rouge, d'eau de pluie et d'huile dont elle était enduite lors des rituels, avant d'être nettoyée pour faire réapparaître la beauté du bois patiné et des dessins tégumentaires.