Lot 119
  • 119

Jean Dunand, 1877 - 1942

Estimate
300,000 - 500,000 EUR
bidding is closed

Description

  • Jean Dunand
  • Singes s'amusant dans les arbres, 1929
  • Signé Jean Dunand en bas à droite
  • 300 x 500 cm (118 x 197 in.)
ensemble de huit panneaux  en laque polychrome dans des tons brun et rouge-orangé et motifs incisés sur un fond de feuilles d'or, l'un des paneaux formant porte ; les yeux des singes agrémentés de pierres dures

Provenance

Madame Yacoupovich, Paris
Madame Lucienne Dhotelle dite la Môme Moineau, Maisons-Laffitte
Collection particulière, Paris

Literature

Félix Marcilhac, Jean Dunand vie et oeuvre, éd. de l'Amateur, Paris, 1991, n. 1168 et 1169 du catalogue raisonné, p. 325

Catherine Styles-McLeod, Houseboat on the Seine, Architectural Digest, volume 43, n. 4, avril 1986, p. 154

Haruko Akagami, White reflections, Elle Deco Japon, Aout 1998, p. 92

Catalogue Note

Cette composition fait partie d'un décor conçu en 1929 pour madame Yacoubovitch à Paris. L'ensemble des décors réalisé pour son appartement est repertorié dans l'ouvrage de Félix Marcilhac sous les n. 1166 à 1175 du catalogue raisonné.

Les photographies d'époque montrent dans le salon, en face de notre panneau, une autre composition  Vols de canards dans une mare et une double porte en accordéon à décor de cygnes. Un piano laqué par Jean Dunand trône au centre de la pièce. Dans le boudoir, un panneau Biches dans un sous-bois, en laque arrachée grise, était placé dans une alcôve, et une grande porte double en laque arrachée ornée d'un soleil permettait de quitter la pièce.

 

L'ensemble du décor fut acquis par la suite par madame Lucienne Dhotelle, dit la môme Moineau et conservés dans sa maison de Maisons-Laffitte jusqu'à son acquisition par le propriétaire actuel dans les années soixante-dix. Remarquée par Paul Poiret alors qu'elle vendait des fleurs sur les grands boulevards parisiens, la Môme Moineau devient l'un des modèles du couturier ; poursuivant ensuite une carrière de chanteuse à succès à Paris puis à New York, elle rencontre l'homme d'affaire portoricain Félix Beniez Rexach qu'elle épouse en 1929. Figure internationale du music-hall, elle arrête pourtant sa carrière après son mariage. Devenant l'une des femmes les plus riches du monde, elle remplit ses propriétés de Maisons-Lafitte et de Cannes d'importants meubles art déco.

 

This pannelling is part of a larger commission made to Jean Dunand by Mrs Yacoubovitch for her parisian residence in 1929. Period photographies show inner views of the Grand Salon and the Boudoir were we can see various lacquered panels and a grand piano by Jean Dunand,  all referenced in the catalogue raisonné by Félix Marcilhac under numbered 1166-1175.

Later, the whole inner decoration was bought by the french musical singer 'La Môme Moineau' former model for fashion  designer Paul Poiret. She became one of the richest women in the world after her wedding with Félix Benitz Rexach, portorican business man. She then filled her french homes in Maisons-Laffitte close to Paris and Cannes with major Art Deco pieces.