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Jean Louis Forain
Description
- Jean Louis Forain
- LA FEMME AUX ESTAMPES
Signé F (en bas à droite)
- huile sur toile
- 73 x 59,5 cm ; 28 3/4 x 23,4 3/8 in.
Condition
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Catalogue Note
signed 'F' (lower right), oil on canvas. Painted circa 1910.
VOLLARD & FORAIN
Jean-Louis Forain rencontre Ambroise Vollard en 1886, alors que ce dernier n'est encore qu'un simple étudiant en droit. Cette amitié nouée pendant les jeunes années du marchand devient fondamentale lors de l'ouverture de sa galerie rue Laffitte en 1893, celui-ci exposant et vendant les premières estampes de Forain acquises entre 1890 et 1893. Vollard commence à s'intéresser aux estampes de l'artiste entre 1890 et 1893, lors de son apprentissage du métier de marchand auprès d'Alphonse Dumas, dirigeant de la galerie l'Union Artistique. Lors de ses premiers achats, le marchand resta fidèle à son admiration de jeunesse pour les dessins et caricatures publiés par Forain dans le Courrier Français en 1887. Une fois la réputation de Vollard faite, l'artiste est convié aux fameux dîners de la cave, où le collectionneur reçoit ses convives (Edgar Degas, Pierre-Auguste Renoir, Paul Cézanne) autour d'une table richement garnie. Le galeriste devient ainsi le marchand attitré de Forain, promouvant et vendant ses lithographies de 1897 à 1910. Ambroise Vollard restera fidèle à ses goûts jusqu'à la fin de sa vie, ceci se vérifiant avec Forain, le marchand soutenant l'artiste et son œuvre toute sa carrière durant. Son intérêt constant pour les caricatures des journaux humoristiques peut expliquer à différents égards ses penchants plus tardifs pour les Nabis et les expressionnistes. Vers 1900, Forain rend hommage à plus de vingt années d'amitié en réalisant le portrait d'Ambroise Vollard, un dessin au crayon soulignant toute la force de caractère et la pugnacité du marchand.
L'authenticité de ces œuvres de Jean-Louis Forain (lots 78 et 80 à 101) a été aimablement confirmée par Florence Valdès-Forain.