Lot 59
  • 59

Masque, Groupe Chambri, Lac Chambri, Cours moyen de la rivière Sepik, Papouasie Nouvelle-Guinée

Estimate
10,000 - 15,000 EUR
Sold
46,350 EUR
bidding is closed

Description

  • Masque, Groupe Chambri, Lac Chambri, Cours moyen de la rivière Sepik

Provenance

John J. Klejman, New York
Collection Albert Loeb, Paris
Loudmer-Poulain S.C.P, Palais d'Orsay, Paris, Arts Primitifs. Collection de MM Paul Eluard, Pierre et Albert Loeb, René Rasmussen et appartenant à divers amateurs, 3 décembre 1977, n° 33
Collection Marcia et John Friede, New York

Exhibited

Exposé au:
Fine Arts Museum of San Francisco, de Young Museum, San Francisco, 15 octobre 2005 - 14 février 2010

Literature

Reproduit dans:
Friede, New Guinea Art - Masterpieces from the Jolika Collection, 2005, vol. 1 : 284, n° 254, vol. 2 : 123

Catalogue Note

Les œuvres anciennes du groupe Chambri, et en particulier les masques mvaï, sont très rares. Les Chambri, voisins méridionaux des Iatmul, parlent des langues différentes et leur position dans l'histoire de la région demeure complexe. Selon Gewertz (1983), l'administration coloniale privilégia les Iatmul au détriment des Chambri et "c'est pourtant à eux qu'en réalité les cultures du Moyen Sepik devraient leur apogée". Leurs expressions artistiques - rares aujourd'hui en dehors des poteries - sont très apparentées à celles des cultures Iatmul et Sawos. Ce masque évoque directement, par sa forme et son iconographie, les masques mvaï des Iatmul - bien connus-, témoignant des échanges anciens entre ces deux groupes voisins.

A l'instar des masques mvaï des Iatmul, ils étaient fixés sur un support conique en vannerie, appelé mvaï sava. cf. Coiffier (2001 : 197, n° 122 et 123) pour un support en vannerie et un masque mvaï Chambri, aujourd'hui conservés au Musée du Quai Branly, collectés entre 1934 et 1936 lors de l'expédition « La Korrigane », soutenue par le Musée ethnographique du Trocadéro. 

Comme les masques mvaï des Iatmul, ils se caractérisent par la ligne médiane s'étirant à l'aplomb du visage, depuis la coiffe jusqu'au menton qu'elle rejoint, s'achèvant par la figure plongeante d'un oiseau stylisé. Si le visage « en cœur » s'orne des mêmes tatouages curvilignes envahissant la surface, il se distingue par sa largeur et par la puissance de ses traits, notamment par l'expressionnisme des yeux pédonculés.

Mask, Chambri group, Lake Chambri, Middle Sepik River, East Sepik Province, Papua New Guinea

Ancient works from the Chambri, and in particular mvaï masks are very rare. The Chambri, southern neighbours of the Iatmul, speak a different language and their position in the history of the region is complex. According to Gewertz (1983), the colonial administration favoured the Iatmul to the detriment of the Chambri and "and it is in reality with them that the cultures of the Middle Sepik reached their apogee." Their artistic expressions – rare today and outside of  pottery – are closely related to those of the Iatmul and Sawos cultures. This mask directly evokes, by its form and iconography, the well known mvaï masks of the Iatmul, reflecting the ancient trade between the two neighbouring groups.

Like the mvaï masks of the Iatmul, these were affixed to a cone of straw, called mvaï sava. cf. Coiffier (2001: 197, no 122 and 123) for a straw support and a mvaï mask, now at the Musée du Quai Branly, collected between 1934 and 1936 during the expedition of "La Korrigane" funded by the ethnographic museum of the Trocadéro.

As with the mvaï masks of the Iatmul, they are characterized by the median line which extends from below the face up to the hairstyle until it rejoins the chin, the effect achieved by the plunging figure of a stylized bird. If the "heart shape" face is adorned with the same curvilinear tattoos which cover the rest of the form, it is distinguished by its breadth, and by the power of its features, notably in the expressionism of the stalked eyes.

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