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PROVENANT D'UNE COLLECTION PARTICULIÈRE DANOISE

Max Ernst
AUX ANTIPODES DU PAYSAGE
Estimate
300,000400,000
LOT SOLD. 456,750 EUR
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Max Ernst
AUX ANTIPODES DU PAYSAGE
Estimate
300,000400,000
LOT SOLD. 456,750 EUR
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Details & Cataloguing

Impressionist & Modern Art

|
Paris

Max Ernst
1891 - 1976
AUX ANTIPODES DU PAYSAGE
inscrit Max Ernst (en bas à droite)
huile sur toile
46 x 55 cm
18 1/8 x 21 5/8 in.
Peint en 1936.
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L'authenticité de cette œuvre a été confirmée par Werner Spies.  

Provenance

Collection particulière, Copenhague, vers 1946-47
Par descendance au propriétaire actuel

Literature

Cahiers d'Art, Max Ernst : Œuvres de 1919 à 1936, Paris, 1937, p. 102
Shuzo Kakiguchi & Tiroux Yamanaka, Album surréaliste, Tokyo, 1937, no. 38
Werner Spies, Sigrid & Gunter Metken, Max Ernst. Œuvre-Katalog, vol. III : Werke 1929-1938, Cologne, 1979, no. 2255, reproduit p. 363 (signé et daté)

Catalogue Note

inscribed 'Max Ernst' (lower right), oil on canvas. Painted in 1936.


« Envers la "nature" par exemple, on peut observer chez lui [Max Ernst] deux attitudes en apparence inconciliables : celle du dieu Pan et de l'homme Papou qui en possède tous les mystères et réalisent en se jouant l'union avec elle ("il épouse la nature", "il court après la nymphe Echo", disent-elles) et celle d'un Prométhée conscient et organisé, voleur de feu, "Ce monstre ne se plaît qu'aux antipodes du paysage", disent-elles encore. Et une petite plaisantine d'ajouter : "Il est à la fois cérébral et végétal". »

Max Ernst (in "Au-delà de la peinture", Cahiers d'Art, no. 6-7, repris dans Max Ernst, Ecritures, pp. 267-369)

Ces propos de Max Ernst évoquent non sans humour sa prédilection pour les univers  fantasmagoriques "aux antipodes du paysage". Ce genre est en effet une des constantes de l'œuvre de Max Ernst; paysage végétal ou minéral, rectiligne ou entrelacé, luxuriant ou désertique, diurne ou nocturne, toujours onirique et fantastique, peuplé d'espèces étranges, végétales ou animales, notamment d'oiseaux. L'artiste créé ici un bestiaire mystérieux et barbare, un univers nourri de figures chimériques, végétal et vivant qui semble ici comme pétrifié.

 

'With regards to "nature" for example, we can observe in him [Max Ernst] two apparently irreconcilable attitudes: that of the god Pan and the man Papou who possesses all of the mysteries and realises by marrying themselves to her ("he is married to nature", "he chases after the nymph Echo", they say) and that of a conscious, organised Prometheus, stealer of fire, "The monster is only happy in the antipodes du paysage", they also say. And a further little joke: "He is at once cerebral and vegetal".'

Max Ernst (in "Au-delà de la peinture", Cahiers d'Art, no. 6-7, reprinted in Max Ernst, Ecritures, pp. 267-369)

These words by Max Ernst humorously evoke his predilection for shadowy worlds "at the edges of landscape". This genre is in effect one of the constant themes in his oeuvre; vegetal or mineral landscapes, straight or intertwined, luxuriant or deserted, diurnal or nocturnal, always dreamlike and fantastical, populated by strange species, plants or animals, especially birds. The artist here creates a mysterious, savage bestiary, a universe full of chimerical, organic, living figures which here seem to have turned to stone.


 

Impressionist & Modern Art

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Paris