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PROVENANT DE LA COLLECTION ANDRÉ LEVEL

Pablo Picasso
ÉTUDE POUR LES LES BATELEURS
Estimate
180,000250,000
LOT SOLD. 312,750 EUR
JUMP TO LOT
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PROVENANT DE LA COLLECTION ANDRÉ LEVEL

Pablo Picasso
ÉTUDE POUR LES LES BATELEURS
Estimate
180,000250,000
LOT SOLD. 312,750 EUR
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Details & Cataloguing

Impressionist and Modern Art

|
Paris

Pablo Picasso
1881-1973
ÉTUDE POUR LES LES BATELEURS
signé Picasso et dédicacé A mon ami André Level, souvenir de mon grand tableau de 1905 (en haut à droite)

encre sur papier


17,8 x 11,1 cm
7 x 4 3/8 in.
Exécuté en 1905.
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L'authenticité de cette œuvre a été confirmée par Claude Picasso.
L'authenticité de cette œuvre a été confirmée par Maya Widmaier Picasso.

Literature

André Level, Picasso, Paris, 1928, reproduit p. 22

Christian Zervos, Pablo Picasso, Catalogue raisonné, oeuvres de 1895 à 1906, vol.1, Paris, 1957, no. 280, reproduit p. 122

Catalogue Note

signed 'Picasso' and dédicated 'A mon ami André Level, souvenir de mon grand tableau de 1905' (upper right), pen and ink on paper laid down on the artist's mount. Executed in 1905.

Cette étude est l'une des seules connues pour le personnage du jeune garçon du chef-d'œuvre de la période rose de Picasso, Les Bateleurs ou Famille de saltimbanques (fig. 1). Ce tableau avait été acquis en 1908 par André Level pour La Peau de l'Ours pour la somme de 1000 francs. Lors de la vente de La Peau de l'Ours en mars 1914, Les Bateleurs avaient été adjugés au prix record de 12 650 francs or au grand marchand allemand Thannhauser pour la collection Herta von Koenig. Ce prix considérable avait provoqué un scandale sans précédent, exacerbant des tensions nationalistes déjà vives. Ainsi, Paris-Midi publia sous la plume de Maurice Delcourt : "De gros prix ont été atteints par des œuvres grotesques et infâmes d'indésirables étrangers, et ce sont des Allemands qui ont payé ou poussé jusqu'à ces prix !". Logeant en 1915 dans l'appartement de Herta Koenig à Munich, Rainer Maria Rilke voyait Les Bateleurs tous les jours et lui dédia l'ouverture de la cinquième Elégie de Duino :

Mais les Errants, dis-moi, qui sont-ils ces voyageurs
Fugaces un peu plus que nous-mêmes encore, hâtés, pressés
Précipités très tôt –pour qui, mais par amour pour qui ?
(...) pour revenir sur le tapis usé, rongé par leur élan perpétuel, ce tapis
Perdu dans l'univers ...

(traduit de l'allemand par Natalie Oberty-Rilke).

Les différences entre cette étude et la version finale concernent surtout le vêtement du jeune garçon. Il est habillé ici en tenue d'acrobate, l'habit naturellement très près du corps. Picasso le revêtira finalement d'un vêtement beaucoup plus ample, citation directe du Vieux Musicien de Manet exposé au Salon d'Automne en 1905.

 

Les Bateleurs is the one of the only known works by Picasso to feature as its sole subject the young boy from Les Bateleurs ou Famille de Saltimbanques (fig 1), the masterpiece of the artist's Rose Period. 'This particular piece was acquired by André Level in 1908 for his investment fund La Peau de L'Ours for the sum of 1000 francs.  During the eventual auction of La Peau de L'Ours collection in March 1914, Les Bateleurs ou Famille de Saltimbanques sold for the record price of 12 650 francs by the great German dealer Thannhauser for the Herta von Keonig collection.  This formidable price provoked an unprecedented scandal which revealed under-lying nationalist tensions.  Maurice Delcourt wrote in Paris-Midi: 'Exorbitant prices have been obtained for grotesque and despicable works executed by undesirable foreigners.  To make matters worse, these prices have been paid or pushed up by Germans!'  While living in Herta von Koenig's apartment in Munich, Rainer Maria Rilke saw Les Bateleurs every day and therefore dedicated the overture of the fifth 'Duino Elegy' in its honour:

But tell me gypsies, who are these travellers,
Flitting from place to place even more than we do, hurriedly, hastily,
Prematurely thrown into foreign environments, but why, for the love of whom?
(...) and to return to the worn out rug, threadbare due to their continual movement,
The rug lost in the universe...

The differences between the present work and Picasso's final version are found primarily in the clothing of the young boy.  Here he is dressed as an acrobat, in a tight-fitting outfit.  Picasso eventually restyled the boy in looser clothes, in an overt reference to Manet's Vieux Musicien, shown at the Salon d'Automne in 1905.

 

Impressionist and Modern Art

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