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Léon Spilliaert
LE DIRIGEABLE DANS LE HANGAR
Estimate
120,000180,000
LOT SOLD. 108,750 EUR
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Léon Spilliaert
LE DIRIGEABLE DANS LE HANGAR
Estimate
120,000180,000
LOT SOLD. 108,750 EUR
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Details & Cataloguing

Impressionist and Modern Art

|
Paris

Léon Spilliaert
1881 - 1946
LE DIRIGEABLE DANS LE HANGAR
signé L. Spillaert et daté 10 (en haut à gauche)
encre, lavis et crayons de couleur sur papier
49,7 x 64,3 cm
16 3/8 x 25 3/8 in.
Exécuté en 1910.
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L'authenticité de cette œuvre a été confirmée par Anne Adriaens-Pannier.

Provenance

Robert-Bénédict Goldschmidt (1877-1935), commanditaire de l'œuvre
Collection particulière, Belgique (technicien de M. Goldschmidt, don du précédent)
Galerie Francis Carette, Bruxelles
Acquis du précédent par le propriétaire actuel 

Exhibited

(Probablement) Bruxelles, Galerie Giroux, 1927

Catalogue Note

signed 'L. Spillaert' and dated '10' (upper left), wash & ink and coloured crayons on paper. Executed in 1910.

 

Cette œuvre fut commandée par Robert B. Goldschmidt à Spilliaert en 1919 et représente son ballon dirigeable, le Belgique II, dans son hangar à Oudergem. Le Dirigeable dans le hangar traduit toute l'excitation et la frénésie que suscite  ce singulier et étonnant mode de transport qu'inaugure alors Robert Goldschmidt.

En 1908, Goldschmidt, brillant scientifique, pionnier passionné d'aviation et ami proche de Spilliaert, commence à travailler sur les plans de la construction du premier zeppelin Belge, le Belgique. Ce ballon dirigeable fait son voyage inaugural en juin 1909 entre Oudergem et Bosvoorde. Après 23 vols réussis, le Belgique est dégonflé et Goldschmidt entreprend la construction de son successeur, le Belgique II, de 65 mètres de long et 11 mètres de large. Son premier vol a lieu le 25 avril 1910.

Soucieux d'immortaliser le Belgique II, Goldschmidt commande à Spilliaert  une série d'œuvres ilustrant le vaisseau en plein vol ou dans son hangar. Certaines œuvres reproduisent le zeppelin jaune réduit à un petit point dans le ciel, d'autres magnifient le ballon qui apparait dans toute sa splendeur, ses contours dépassant parfois la largeur de la feuille de l'artiste.

Le Dirigeable dans le hangar représente le Belgique II immobile dans son hangar dont les dimensions quasi surréalistes semblent avoir fasciné Spilliaert. L'image coupée intensifie la nature presque abstraite de la composition et imprègne la scène d'une atmosphère mystérieuse : "l'obscurité, la faible luminosité du hangar ne laisse pas facilement percer le secret de son contenu. Comme des yeux qui doivent s'adapter à l'obscurité, il est nécessaire d'être habitué à cette représentation pour être capable de la déchiffrer. Petit à petit, vous parvenez à discerner les lignes du ballon et du 'biplan', le stabiliseur du zeppelin; petit à petit, vous réalisez que les taches blanches sont en fait des fenêtres ouvertes et vous observez de toutes petites personnes debout dans le hangar" (Anne Adriaens-Pannier cité in Norbert Hostyn, Léon Spilliaert, Life and Work, Oostkamp, 2006, p. 60).

Immortalisant l'instant où les portes du hangar s'ouvrent afin de laisser sortir le ballon pour son prochain vol, la lumière du jour irradie l'espace sombre et illumine l'enveloppe aux effets dramatiques du zeppelin jaune. Les fortes diagonales des fenêtres du hangar ainsi que les bords illuminés de l'arrière du ballon lui donnent des airs de plateforme futuriste.

 

Executed in 1910 the present work was commissioned from Spilliaert by Robert B. Goldschmidt and depicts his airship Belgique II in its hangar in Oudergem. Le dirigeable dans le hangar captures both the thrill and excitement as well as the surreal strangeness of Robert Goldschmidt's new, astonishing mode of transport.

In 1908 Goldschmidt, a brilliant scientist, passionate aviation pioneer and close friend of Spilliaert, began to work on plans for the construction of Belgium's first zeppelin, the Belgique.  Its maiden voyage was in June 1909 above Oudergem and Bosvoorde.  After twenty-three successful flights this zeppelin was deflated and Goldschmidt built a successor, the Belgique II, 65 metres long and 11 metres wide, whose maiden voyage was on 25th April 1910.

Goldschmidt initially asked Spilliaert to depict the test flights of his zeppelin in an artistic manner.  Spilliaert subsequently executed a series of works depicting the Belgique II both in flight and moored in its hangar.  Some paintings show the yellow zeppelin high in the sky reduced to a little dot, others depict the airship in its full glory over the entire width of the sheet.  The present work shows the airship in its hangar, whose almost surreal dimensions seem to have had a particular appeal for Spilliaert.  In both works, his cropping of the picture plane heightens the almost abstract nature of the composition and embues it with mystery: "the dark, dimly illuminated shed does not divulge the secret of its unusual content easily.  Just as your eyes have to adjust to the dark, you have to get used to this representation before you are able to decipher it.  Little by little, you manage to discern the lines of the balloon and the 'biplane' below, actually the stabiliser of the zeppelin; little by little, you realise that the white spot is an open gate and see the tiny people on the shop floor.' (Anne Adriaens-Pannier quoted in Nobert Hostyn, Léon Spilliaert, Life and Work, Oostkamp, 2006, p.60)

Depicting the moment where the hangar gates open in readiness for the next flight, daylight floods into the dark space and illuminates the zeppelin's yellow envelope to dramatic effect.  The strong diagonals created by the side windows of the hangar and the lit-up rims of the airship's birth resemble a futuristic space dock.

 

Impressionist and Modern Art

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