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Breton, André
Description
- Breton, André
- Le romancier maudit Georges Darien et Printemps secret.Deux manuscrits autographes signés.[1951 et 1955].
Deux articles parus respectivement en 1951 et 1955, le premier, publié dans la revue Arts, a servi ultérieurement de préface à la réédition du Voleur de Darien en 1964.
Condition
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Catalogue Note
Georges Darien, « romancier maudit » qui ne fut jamais réellement reconnu par la postérité malgré la véritable influence qu'il exerça sur Céline, reçoit ici de la part de Breton un hommage appuyé à l'occasion de la réédition du Voleur par J.J. Pauvert..
« Il est inexcusable et surprenant que la caution de Jarry, auprès de ceux qui savent quel infaillible détecteur il fut des valeurs "modernes", n'ait pas depuis longtemps fait sortir de l'ombre Le Voleur de Darien et imposé sa réédition. » Nulle vie plus que celle de Darien n'a lutté contre le crime militaire ou la lugubre mascarade religieuse. « Son œuvre, qui ne fait qu'un avec elle, se situe aux antipodes de la "littérature" au sens où les poètes peuvent l'abhorrer. Elle est le plus vigoureux assaut que je sache contre l'hypocrisie, l'imposture, la sottise, la lâcheté. Darien homme révolté s'il en fut – qu'Albert Camus s'évertuerait bien vainement à faire passer sous sa toise – reste à ce jour la plus haute incarnation de l'Unique qu'a voulu Stirrner : celui qui du premier au dernier jour a aspiré à être "l'Homme libre sur la terre libre". ».
Le texte intitulé Printemps secret évoque la vente aux enchères d'une copie ancienne du "Jardin des Délices" de Bosch, la parution du recueil Féminaire du poète Roger Droguet, ainsi que l'exposition du peintre Max Walter Svanberg dont il retranscrit les propos sur la femme, vision de métamorphose et soleil rayonnant... « En dépit de la météorologie, toujours un peu "à la traîne", le printemps de 1955 s'annonce magnifique à Paris ».
C'est à la galerie L'Etoile scellée, en mars et avril 1955, qu'eut lieu la première exposition individuelle de Svanberg, exposition présidée par Breton lui-même, qui avait été séduit par le caractère érotique des peintures oniriques de ce jeune peintre suédois.