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Villiers de L'Isle Adam, Auguste
Estimate
3,500 - 4,500 EUR
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Description
- Villiers de L'Isle Adam, Auguste
- Lettre autographe signée, à Léon Bloy.S.d. [été 1888].
Deux pages in-12 (167 x105 mm), à l'encre noire, sur un double feuillet de papier quadrillé, signées "Ton Villiers".
Trace brune en marge supérieure.
"Tu as eu faim et froid : tu savais cependant, pour une foule de motifs, que tu n'avais qu'à venir chez moi, prendre ma chambre, au moins le jour : et que tu n'aurais manqué de rien. Tu devais penser cela, au moment où tu m'écrivis à Bruxelles, je devais à l'hôtel !! et tu ajoutas à ma rage qui consistais à dire en moi-même tout le temps, 'Pauvre Baudelaire ! Pauvre Baudelaire !' le souci de te savoir dans la détresse par le froid noir, que je subissais également, parce qu'il n'y avait pas de calorifère au Grand Hôtel !
Les cent journaux hurlant de bravissimi de toutes les Flandres, c'est ça qui me donnait de l'argent !"
Ayant vendu le manuscrit de son Désespéré, Bloy avait prêté de l'argent à son ami Villiers pour sa tournée de conférences en Belgique, de février à mars 1888. Mais Villiers ne revint pas plus riche de cette expérience, et même encore plus malade, ce qui justifie son émouvante allusion à Charles Baudelaire qui s'était lui aussi trouvé désargenté lors de son séjour en Belgique.
L'amitié qui liait Villiers et Bloy souffrit de leurs continuels besoins d'argent, et durant cet été 1888, les lettres qu'ils échangèrent eurent un ton de plus en plus amer, plus ironique chez Villiers que chez Bloy qui avouait à leur ami commun Huÿsmans : "la nécessité de mépriser Villiers est terrible pour moi et je suis navré, désolé jusqu'au plus profond du coeur".
Trace brune en marge supérieure.
"Tu as eu faim et froid : tu savais cependant, pour une foule de motifs, que tu n'avais qu'à venir chez moi, prendre ma chambre, au moins le jour : et que tu n'aurais manqué de rien. Tu devais penser cela, au moment où tu m'écrivis à Bruxelles, je devais à l'hôtel !! et tu ajoutas à ma rage qui consistais à dire en moi-même tout le temps, 'Pauvre Baudelaire ! Pauvre Baudelaire !' le souci de te savoir dans la détresse par le froid noir, que je subissais également, parce qu'il n'y avait pas de calorifère au Grand Hôtel !
Les cent journaux hurlant de bravissimi de toutes les Flandres, c'est ça qui me donnait de l'argent !"
Ayant vendu le manuscrit de son Désespéré, Bloy avait prêté de l'argent à son ami Villiers pour sa tournée de conférences en Belgique, de février à mars 1888. Mais Villiers ne revint pas plus riche de cette expérience, et même encore plus malade, ce qui justifie son émouvante allusion à Charles Baudelaire qui s'était lui aussi trouvé désargenté lors de son séjour en Belgique.
L'amitié qui liait Villiers et Bloy souffrit de leurs continuels besoins d'argent, et durant cet été 1888, les lettres qu'ils échangèrent eurent un ton de plus en plus amer, plus ironique chez Villiers que chez Bloy qui avouait à leur ami commun Huÿsmans : "la nécessité de mépriser Villiers est terrible pour moi et je suis navré, désolé jusqu'au plus profond du coeur".
Literature
Bloy, Villiers, Huysmans. Correspondance à trois (Habrekon, 1980).
Condition
Trace brune en marge supérieure.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
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