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Jacob, Max
Estimate
1,000 - 1,500 EUR
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Description
- Jacob, Max
- Deux lettres autographes signées, adressées à Pierre Colle. Datées les 27 août 1936 et 26 novembre 1936.
2 lettres autographes, chacune un feuillet in-4 (268 x 208 mm) écrit recto-verso à l'encre noire.
Catalogue Note
Le 25 mai 1936, Max Jacob retourne à Saint-Benoit-sur-Loire qui deviendra sa résidence définitive. Il écrit à son ami, le jeune marchand Pierre Colle, qui deviendra par la suite son exécuteur testamentaire. Il hébergea le poète en pleine misère.
Dans la lettre datée du 27 août 1936, il mentionne Michel [Perrin], parle de son installation et de son quotidien à St-Benoit, de ses écrits comme "Ballades en prose", de ses gouaches, des interviews de journalistes qui le "vide", des conversions comme celle d'un athlète et termine ainsi sa lettre : "j'espère que tu travailles et que tu deviens normal. Le génie c'est la raison fondement de tout".
Dans la lettre du 26 novembre 1936, il fait part à son ami de ses pensées sur l'art : "La maîtrise, c'est la possession de soi-même.... Quelle foutaise ??? On peut essayer tout (lumière ou autre) et jusqu'à la mort mais il n'y a pas de grand art sans maîtrise de soi. Il n'y a pas non plus de grand art sans que l'esprit n'y soit plus fort que la matière. Novalis ajoute même à ceci qu'il n'y a pas de grand talent sans une exquise, haute et forte moralité.[...] Et je le crois ainsi. Oui ! l'art n'est pas de l'orgueil, là tu as bien raison puisque l'art n'est qu'une affirmation de sa propre puissance". Puis comme un testament ou une confession : "je crois avoir fait mon devoir et plus (...) j'ai donc écrit doucement que "j'ai résolu une retraite décidément complète". N'interviens pas, c'est inutile."
Dans la lettre datée du 27 août 1936, il mentionne Michel [Perrin], parle de son installation et de son quotidien à St-Benoit, de ses écrits comme "Ballades en prose", de ses gouaches, des interviews de journalistes qui le "vide", des conversions comme celle d'un athlète et termine ainsi sa lettre : "j'espère que tu travailles et que tu deviens normal. Le génie c'est la raison fondement de tout".
Dans la lettre du 26 novembre 1936, il fait part à son ami de ses pensées sur l'art : "La maîtrise, c'est la possession de soi-même.... Quelle foutaise ??? On peut essayer tout (lumière ou autre) et jusqu'à la mort mais il n'y a pas de grand art sans maîtrise de soi. Il n'y a pas non plus de grand art sans que l'esprit n'y soit plus fort que la matière. Novalis ajoute même à ceci qu'il n'y a pas de grand talent sans une exquise, haute et forte moralité.[...] Et je le crois ainsi. Oui ! l'art n'est pas de l'orgueil, là tu as bien raison puisque l'art n'est qu'une affirmation de sa propre puissance". Puis comme un testament ou une confession : "je crois avoir fait mon devoir et plus (...) j'ai donc écrit doucement que "j'ai résolu une retraite décidément complète". N'interviens pas, c'est inutile."