Lot 111
  • 111

Hugo, Victor

Estimate
1,000 - 1,500 EUR
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Description

  • Hugo, Victor
  • Le Pape.Paris, Calmann Lévy, 1878.
édition originale. In-8 (233 x 140 mm).
Envoi à l'encre un peu délavée.

envoi autographe signé à l'encre noire sur le faux-titre : "à Léon Gambetta. Victor Hugo".



reliure signée de devauchelle. Demi-maroquin grenat à coins, dos à nerfs, tête dorée, couverture.

Catalogue Note

Le deux hommes se rencontrent en 1870 lors de la Commune de Paris. Après avoir démissionné de son poste de député en 1870, Victor Hugo se représente aux élections l'année suivante mais il est battu. En 1875, Gambetta désigne l'écrivain comme son candidat au moment de la formation du Sénat, afin d'écarter des figures politiques importantes tel Louis Blanc : Hugo est élu sénateur en 1876.
Les deux hommes partagent des liens politiques mais avec deux visions différentes de la gauche et du peuple. Gambetta s'adresse aux classes moyennes émergentes, petits bourgeois, petits propriétaires susceptibles de s'accorder avec les paysans et les ouvriers. L'écrivain, romanesque et radical se sent plus proche du peuple de Paris. Hugo a toujours plaidé pour une amnistie en faveur des Communards. A l'inverse, Gambetta se montre plus pragmatique voire opportuniste. En 1880, afin de se rallier la classe ouvrière, Gambetta, alors président du conseil (depuis 1879), fait voter l'amnistie. Au fil des années, les opinions politiques des deux hommes divergent. Avec l'âge, Hugo se fait plus révolutionnaire et son anticléricalisme devient plus virulent. A travers ses discours, Gambetta s'oppose aux positions du poète. Pourtant, le dialogue n'est pas rompu.