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Caracci, Anibal
Description
- Caracci, Anibal
- Aedium Farnesiarum.Rome, Monaldini, 1753.
illustration : portrait de Carache et 34 planches par Carache, dessinées par Cesio et gravées par van Westerhout (num. 1 à 33, deux pl. portant le n° 30), dont 11 sur double page, une dépliante. Texte orné de nombreuses vignettes (jeux d'enfants, animaux...) et, à la fin, une grande illustration circulaire (diam. 218 mm.) représentant l'enlèvement de Proserpine. Nombreuses lettres ornées.
reliure de l'époque. Veau fauve, dos à nerfs orné, tranches dorées. Mors usé.
Condition
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Catalogue Note
Carache peignit le plafond de la galerie du Palais Farnèse entre 1597 et 1600. Le Triomphe de Bacchus en est le centre (ici planche 13). Carlo Cesio (1626-1686), peintre et graveur, était élève de Pietro da Cortona. Il grava nombre de peintures monumentales romaines dans un style large et libre.
« Triomphent ici le fastueux, le pittoresque, le mouvement contrôlé, la lumière et la vie. Termes qui peuvent également qualifier la célèbre décoration du palais Farnèse de Rome par les Caracci (1595). Ces peintres bolonais –deux frères et un cousin- avaient recommandé l'éclectisme à l'académie des Incamminati (les acheminés) qu'ils inspiraient. On a cependant simplifié en disant qu'ils voulaient associer la puissance de Michel-Ange au naturel de Titien, à l'harmonie de Raphaël, à la pureté de Corrège, à la convenance de Tibaldi, à l'invention de Primatice et à la grâce de Parmigiano. Ils désiraient surtout opposer le bon sens et le bon goût aux lourdeurs prétentieuses de Vasari et des Zuccaro. Au palais Farnèse, ils surent réaliser – surtout Annibale – une heureuse synthèse de la verve et du « grand goût romain ». Dans le camerino est présenté le triomphe de la vertu à travers l'histoire d'Hercule. Dans la vaste galerie des fables mythologiques tirées d'Ovide signifient – mais parfois avec une sensualité qui choqua dans le logis d'un cardinal – la lutte platonicienne de l'amour divin et de l'amour terrestre. « Médaillons, ignudi, panneaux, guirlandes et frises viennent du plafond de la chapelle Sixtine et du palais Poggi de Bologne » (A. Chastel). La puissance et la méditation religieuse de Michel-Ange sont évidemment absentes. Règnent en revanche dans cette vaste composition une grande vitalité, une lumière blonde et le sens très vif de l'ampleur décorative ».(Delumeau. L'Italie de Botticelli à Bonaparte).
Sur les peintures de Carache, cf. ci-après n° 835 (Palais Farnese) et 821 (O. Michel. Vivre et peindre à Rome au XVIIIe siècle), pp. 520 sq.
Sur ce livre, cf. Art and its images. Exhibition held in the Bodleian Library, Oxford, 1875, n° 40. Cette bibliothèque exposait l'édition de 1657 de cet ouvrage, avec un titre différent, édition qui sera plusieurs fois réimprimée. Le texte de la présente édition est beaucoup plus détaillé que celle de 1657 et ses réimpressions. - (Rossetti II 1831)