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Piranesi, Francesco
Description
- Piranesi, Francesco
- Monumenti degli Scipioni, pubblicati dal Cavaliere Francesco Piranesi, architetto romano, nell' anno 1785. Paris, Firmin Didot, 1836.
illustration : 6 planches.
cartonnage papier de l'époque, non rogné.
Literature
Catalogue Note
Francesco avait été formé au métier de graveur par son père. Il avait travaillé chez Pannini. Pierre-Adrien Pâris lui avait enseigné l'architecture. « Son apport personnel d'archéologue dans les Monumenti degli Scipioni n'est pas indigne du vaste ensemble auquel il vient s'ajouter ». (Focillon, p. 133).
« Piranese laissait à sa mort (1778) une fortune relativement considérable et une entreprise en pleine prospérité...Les collaborateurs de Piranese étaient découragés...Francesco semble avoir hérité de l'énergie du disparu...Le public de Piranese demeure fidèle à son fils et lui témoigne le même crédit. Désormais on associe les deux noms, on dit : les Piranese. » Il grave, édite, réédite. « Mais Francesco était avant tout antiquaire, et son rôle à cet égard devint rapidement considérable. Dans l'extraordinaire trafic qui se faisait alors à Rome de toutes sortes d'antiques, le nom de Piranese conférait à Francesco une autorité exceptionnelle...Il n'est pas le pourvoyeur éventuel de quelques riches particuliers, mais bien le représentant officiel d'un roi [Gustave III de Suède], son chargé d'affaires pour tout ce qui concerne l'antiquité... » Il lui vend la collection de son père. « L'archéologue dévoyé, diplomate en sous-ordre, agent du « secret » royal, fait du contre-espionnage auprès des représentants de la Suède. L'atmosphère trouble de l'époque révolutionnaire l'enveloppe et nous le dérobe...Consul de Suède à Naples en 1794, nous le retrouvons à Rome en 1798, jacobin ardent....directeur de la police de Miollis, puis commissaire dans l'administration des finances de la république romaine. Mais après le retour offensif des Anglais et des Napolitains, il faut fuir, au milieu des désordres de l'émeute et de la guerre. Francesco Piranese et les siens émigrent à Paris avec les cuivres de leur père, « protégés, dit Legrand, par les soins éclairés du commissaire des guerres Walville et par la libéralité d'Alexandre Berthier... » Le transport des cuivres avait été gratuit et l'Etat se chargea de les loger au Dépôt des Machines, rue de l'Université. Telle est la première adresse parisienne des frères Piranese....Le 27 janvier 1810, Francesco mourait à Paris. Ses cuivres furent acquis par la maison Firmin Didot qui les édita jusqu'en 1839. A cette date...le cardinal Tosti les racheta...pour le compte de la Chalcographie Camérale. » (Focillon, pp. 131-136).