Lot 69
  • 69

Albert Marquet

Estimate
250,000 - 350,000 EUR
Sold
360,750 EUR
bidding is closed

Description

  • Marseille, le vieux port

  • signé marquet (en bas à gauche)

  • huile sur toile

Provenance

Galerie Schmit, Paris
Vente : Me Loudmer, Paris, 17 juin 1996, lot 10
Acquis lors de la vente ci-dessus par le propriétaire actuel 

Exhibited

Paris, Galerie Schmit, Marquet, 1967, no. 43

 

Catalogue Note

signed 'marquet' (lower left), oil on canvas. Painted in 1917. 

Fig. 1  Frontispice du catalogue de l'exposition Marquet organisée par la  Galerie Schmit, Paris en 1967

Fig. 2  Albert Marquet, Le Port de Marseille, circa 1916, huile sur toile, Musée Cantini, Marseille

Marseille fut le lieu de résidence privilégié de Marquet pendant la guerre. S'il y fut entrainé une première fois par Manguin en 1905, il y retourne avec Matisse en 1915 puis en 1917 pour un séjour de plusieurs mois. Il réalise durant ces années une importante série de ports de Marseille qu'il peint depuis la fenêtre de son atelier ou sur le motif ; l'activité grouillante du port rythmée par l'incessant va-et-vient des bateaux lui offrant une infinité de sujets d'exploration.

 

Peinte en 1917, Marseille, le vieux port est exemplaire du travail de l'artiste sur l'ordonnancement des lignes et des teintes. A l'instar de ses vues de Paris, l'artiste représente Marseille à toutes les saisons et par les temps les plus variés, peignant les paysages dans les conditions climatiques du moment. Habituellement représenté par les artistes sous l'éclat de la lumière méditerranéenne, le port phocéen est loin ici d'évoquer un port du Midi. Savamment architecturée, cette œuvre aux tonalités vibrantes et délicates fait sans nul doute écho aux propos élogieux de Marcel Sembat : "Toutes les toiles de Marquet dans la première partie de son œuvre, tous ses tableaux, si frères, saisissent le regard par leur géométrie impitoyable et leur implacable rigueur. [...] Les matières sèches de ses tableaux, où la toile apparaît sans choquer, tant elle fait suite à la couleur, et ces couleurs vigoureuses, austères, noires, violâtres, brunes, jaunâtres qui conviennent si bien à ses inexorables géométries, savez-vous ce que tout cela donne, à Marquet ? Savez-vous ce qu'il y gagne, outre cette belle tenue, et cette solide structure, et cette amère fermeté ? Ah ! Le don merveilleux : la lumière !" (in. L'Art et les Artistes, novembre 1913).

 

 

Marseille was Marquet's favourite place of residence during the war. He was taken there for the first time by Manguin in 1905 and went back with Matisse in 1915 and then in 1917 for several months. During these years, he executed a large series of pictures of Marseille harbour which he painted from the window of his studio or in the open air. The swarming activity of the port, following the rhythm of the constant coming-and-going of the ships, offered him multiple sources of inspiration.

Painted in 1917, Marseille, le vieux port exemplifies the artist's work on the structuring of lines and shades. The artist depicted Marseille in every season and under every weather condition, just like he did for his Parisian views, painting the landscapes as he saw them at a precise moment. Usually represented by artists under the luminous Mediterranean light, the Marseille harbour we see here is far from the bright and colourful depictions of the south of France. Well constructed, the delicate tones and vibrant shades of this work remind us of Marcel Sembat's words of praise: "All of Marquet's works in the first part of his career, all of his paintings, as part of the same family, catch the eye with their inflexible geometry and merciless precision. [...] The dry texture of his works, in which the canvas itself unobtrusively appears, blending in seamlessly with the colour scheme, and these invigorating tones, cold, dark, purple, brown and yellow, which mix so well with the severe geometric figures, do you know what they give Marquet? Do you know what he attains, apart from this presence, this bold structure, this bitter firmness? Well, he captures the most marvellous gift: light!" (in. L'Art et les Artistes, November 1913).

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