Lot 27
  • 27

Camille Claudel

Estimate
80,000 - 120,000 EUR
bidding is closed

Description

  • Camille Claudel
  • LE DIEU ENVOLÉ
  • signé C. Claudel et numéroté 6/8, porte le cachet du fondeur A. Valsuani
  • bronze

Provenance

Galerie Cueto Monin, Paris
Acquis du précédent en 1998 par le propriétaire actuel

Literature

Anne Pingeot (coll.), "L'Age mûr" de Camille Claudel, Les Dossiers du Musée d'Orsay, Paris, 1988, le modèle en plâtre reproduit p. 71
Reine-Marie Paris & Arnaud de La Chapelle, L'Œuvre de Camille Claudel, Paris, 1991, no. 44, un autre exemplaire reproduit p. 168
J. A. Schmoll gen. Eisenworth, Auguste Rodin and Camille Claudel, New York, 1994, un autre exemplaire reproduit p. 87
Gérard Bouté, Camille Claudel, Le Miroir et la nuit, Paris, 1995, un autre exemplaire reproduit p. 229
Anne Rivière, Bruno Gaudichon & Danielle Ghanassia, Camille Claudel Catalogue raisonné, Milan, 1996, no. 43.4, le modèle en plâtre reproduit p. 114
Reine-Marie Paris, Camille Claudel re-trouvé, Catalogue raisonné, Paris, 2000, no. 37, le modèle en plâtre et un autre exemplaire reproduits pp. 332-333

Catalogue Note

signed 'C. Claudel', numbered '6/8' and bears the foundry mark 'A. Valsuani', bronze. Conceived in 1894 and cast in a posthumous edition of height plus four artist's proofs.  

Oeuvre capitale, [...] Elle précède le drame de la rupture qu'incarnera L'Age mûr. La jeune femme agenouillée se tient droite, non dans le geste de la supplication , mais dans la souffrance étonnée d'une disparition et d'un espoir trahi. La douleur s'exprime encore comme un gémissement égaré, et non sous cette rage féroce et vengeresse qu'elle portera bientôt à l'homme du reniement, comme si le coup venait des dieux, et non d'une main humaine.

Au dessus d'un ventre d'une jeune mère, se retrousse comme une tunique offerte, l'accablante chevelure torsadée en multiples serpents, qui emprisonnent la tête : on retrouve là la quenouille vivante de la Clotho, et plus tard le thème de la Gorgone.

Jamais Camille n'a cependant associé ailleurs la beauté de la jeunesse à cette capture du cerveau par les liens d'une chevelure de naufrage.

Métamorphose de vieille fileuse des ans en La jeune Parque, une grande phase de la dramaturgie de Camille est ici mise à nu.

Reine-Marie Paris ("Le Dieu envolé", in. Anne Pingeot (coll.), op. cit. p. 71)

 

This major work, [...]  precedes the drama of the break-up that will take place in L'Age mûr. The young woman, kneeling, is sitting straight upright, not in an imploring manner but with astonished sorrow caused by a disappearance and a betrayed hope. Her grief is expressed as a lost moan and not as the ferocious and vengeful rage that she will soon hurl at the man who has scorned her, as if the blow has come from the gods and not from a human hand.

Above the young mother's torso, folded up like a gifted tunic, her cascading hair twists in multiple snakes encircling her head: here we see the living distaff of the Clotho, and later the theme of the Gorgon.

Never before has Camille associated the beauty of youth with this capture of the mind through the bonds of entangling tresses.

The metamorphosis of the old spinner into the young Parque, an important stage in Camille's drama, is here stripped bare.

Reine-Marie Paris ("Le Dieu envolé", in. Anne Pingeot (coll.), op. cit. p.71)

 

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