Lot 107
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Paire de marquises en acajou mouluré et sculpté d'époque Louis XVI, l'une estampillée G. IACOB

Estimate
50,000 - 80,000 EUR
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Description

  • Haut. 91 cm, larg. 80 cm, prof. 51 cm
  • Height 35 3/4 in; width 31 1/2 in; depth 20 in
à dossier plat à décor de frise de perles, les supports d'accotoir en balustres détachés à cannelures torses reposant sur des bases à triglyphes, les pieds à cannelures rudentées ; chaque marquise avec une étiquette du XVIIIe siècle difficilement lisible inscrite à l'encre Mademoiselle R[osa]li[e] / Pour le petit ..... / au Rez [-de-chaussée] ; chacune avec une étiquette du XIXe siècle inscrite à l'encre Entrée le 5 juin 72 / Pastré Aimée ; (non garnies)

Condition

The illustration is accurate, but slightly too brown. The seats are made of beachwood and mahogany. Attractive model. Quite low. The structure is solid. Theyhave been garnished many times, so the inside of the seat rails shows a lot of holes. Elegant model with the detached columns. Attractive provenance. Good overall condition. Not upholstered. Good colour of the mahogany. Nice carving, very elegant design. Good size to recommend. Further information regarding the condition report for this lot is available on request. Please contact the department.
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Catalogue Note

Georges Jacob, menuisier reçu maître en 1765

Deux demoiselles Rosalie sont connues à la fin du XVIIIè siècle.

La première, née Catherine Rosalie Gérard Duthé dite mlle Duthé 1752-1820 demeurait rue Saint-Pierre avant de faire construire un hôtel en 1778 à la Chaussée d'Antin. Danseuse à l'Opéra de Paris, Rosalie Duthé collectionna de riches amants qu'elle ruina avec application. Parmi une longue liste citons le roi de Danemark, le comte d'Artois, le banquier Perrégaux et le Président Hocquart. Emigrée à Londres pendant la Révolution, elle rentra d'émigration en 1802 puis repartit à Londres jusqu'en 1816 avant de s'éteindre à Paris en 1820.

La seconde mademoiselle Rosalie nous semble davantage correspondre à l'étiquette conservée sur ces sièges. Née le 8 octobre 1749 à Valenciennes sous le patronyme de Marie Rose Levasseur dans une famille de petite bourgeoisie, Rosalie débuta à l'opéra en 1766 sous le nom de mademoiselle Rosalie. C'est peu de temps après qu'elle fit la connaissance du comte de Mercy-Argentau ambassadeur de l'impératrice Marie-Thérèse avec lequel elle vécut maritalement jusqu'au décès de son amant. Sa voix de soprano alliée à des qualités d'actrice fit qu'elle connut un grand succès notamment dans la création d'Alceste en 1776 et d'Armide en 1777. Dès 1777 elle habitait un petit hôtel rue de Provence proche de l'hôtel de son amant sur les boulevards. Réfugiée à Valenciennes pendant la Révolution puis à Brühl où elle apprit la mort de son protecteur, mademoiselle Rosalie épousa en deuxième noces un certain Fouchier puis après le décès de ce dernier retourna vivre à Neuwied où elle décéda le 6 mai 1826.