Lot 3
  • 3

Bâton cérémoniel, Dogon, Mali

Estimate
18,000 - 25,000 EUR
bidding is closed

Description

  • Dogon
  • Bâton cérémoniel
  • haut. 71,5 cm
  • 28 1/4 in
Emergeant de la courbe et comme équilibrant le mouvement du bâton, les trois personnages s'étirent dans une même composition, intimement liés par la dynamique des lignes et par la force de la gestuelle.  Du premier - assis, les coudes appuyés sur les genoux et les mains couvrant le visage – semblent naître les figures féminines gémellaires s'étirant au sommet, les bras longeant l'abdomen. L'extrémité supérieure est percée de part en part. Patine croûteuse.

Provenance

Lance Entwistle, Paris

Condition

Wear consistent with age and use within the culture. Stabilized cracks. Crusty patina, with losses on the shaft.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."

Catalogue Note

cf. Ezra (1988 : 95, n° 46), pour une hache cérémonielle provenant de la collection Lester Wunderman, aujourd'hui au Metropolitan Museum of Art. Ici également, le trou percé au sommet pourrait avoir servi à fixer l'extrémité d'une lame en fer. Ces "herminettes" cérémonielles, très rares, furent décrites par Desplagnes en 1907 comme attributs des spécialistes rituels Dogon laggam (Desplagnes, 1907 : 333, fig. 164, 165).

L'iconographie demeure insaisissable. Selon Hélène Leloup (1994 : 163), c'est parmi les statues de style Kambari de la falaise sud « que se trouve un type de figuration que nous ne retrouvons pas ailleurs : elles sont figurées les coudes aux genoux et se couvrant les yeux ».

cf. idem (n°70 et 71) pour deux statues adoptant cette attitude, interprétée soit dans la lignée de Laude comme une représentation de Dyongon Sérou - le premier homme créé par le dieu Amma, se cachant la face après avoir commis le péché d'inceste avec sa mère, la terre (Laude, 1964 : 64)-, soit comme un geste rituel, lié en particulier à la cérémonie d'intronisation d'un prêtre du binu (Ezra, idem : 63).